Odezenne : "Je vois bien la France gagner la prochaine Coupe du monde"

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Odezenne : "Je vois bien la France gagner la prochaine Coupe du monde"
Odezenne : "Je vois bien la France gagner la prochaine Coupe du monde"

Perpétuellement en quête de renouveau et de sonorités inédites, Odezenne s'apprête à publier Dolziger Str.2, un troisième album de rap ambitieux, novateur et foncièrement séduisant. Tout l'inverse du club de cœur de Jaco, Bordeaux ?

Trois ans après ta dernière interview pour So Foot, ton regard sur Bordeaux est-il toujours le même ? Ce que je disais à l'époque, c'était que Bordeaux venait de faire deux super saisons avec Laurent Blanc, mais que c'était regrettable de voir toujours les meilleurs éléments partir au bout d'un an ou deux. Ça empêche l'équipe de grandir. Elle peut éventuellement avoir un coup d'éclat sur une ou deux saisons, mais elle finit tôt ou tard par rentrer dans le rang. C'est pour cela que je n'arrive pas à considérer Bordeaux comme une grande équipe du championnat. On n'a pas le même impact que Lyon, Paris, Marseille ou même Lens. Les Sang et Or ont peut-être gagné beaucoup moins de titres que Bordeaux, mais il y a une âme et une vraie identité là-bas, un peu à l'anglaise.
Tu penses que Sagnol est l'homme de la situation ? Je pense que l'on a trop fait chier ce bon vieux Willy. On peut dire ce qu'on veut, mais le mec est au club depuis deux ans et j'ai l'impression qu'il veut monter un projet solide. Je ne sais pas s'il y arrivera, mais au moins il tente. Blanc, par exemple, on savait très bien qu'il était venu à Bordeaux pour faire ses classes. Il aurait déjà pu entraîner la France ou le PSG, mais ça aurait été mal vu. Du coup, il est venu et il est vite reparti. Comme beaucoup d'entraîneurs et de joueurs à Bordeaux.
Ça te frustre de voir que Bordeaux investit peu d'argent dans les transferts ? Le club n'a pas les moyens, tout simplement. Il faut bien se rendre compte que les Girondins doivent être une vraie machine à gaz avec le staff, l'équipement, le marketing, le stade ou le centre de formation. Les dirigeants font ce qu'ils peuvent, avec plus ou moins de moyens. Malheureusement, une telle réalité économique implique des ambitions mesurées. Là, on est dixièmes. C'est déjà pas mal. Si on termine dans les six ou sept premiers, on pourra s'estimer heureux. D'autant que le championnat a complètement changé ces dernières années. Il y a bien des équipes comme Montpellier ou Lille qui arrivent à faire des coups, mais c'est très rare. À Bordeaux, on aura peut-être une équipe solide dans les deux ou trois prochaines années. En attendant, le club a recruté Pablo, un…


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