OCDE-La pression fiscale s'accroît sur les particuliers

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    PARIS, 3 décembre (Reuters) - Les rentrées fiscales (impôts 
et cotisations sociales) ont dépassé leur niveau d'avant-crise 
l'an passé dans les pays de l'OCDE pour l'essentiel à cause 
d'une pression accrue sur les particuliers via la TVA et l'impôt 
sur le revenu. 
    Dans la dernière édition de ses statistiques sur les 
recettes publiques publiée jeudi, l'organisation indique que la 
pression fiscale dans ses pays membres a représenté l'an passé 
en moyenne 34,4% de leur produit intérieur brut. 
    Ce taux est en hausse de 0,2 point par rapport à 2013 et de 
1,7 point par rapport au plus bas touché en 2009, en pleine 
crise. Il dépasse de 0,3 point la marque de 2007, la plus élevée 
d'avant la crise. 
    Par pays, le Danemark conserve la première place avec un 
taux de prélèvements de 50,9% du PIB (+3,3 points en un an), 
devant la France (45,2%, +0,2point) et la Belgique (44,7%, 
+0,1). Le Mexique (19,5)% et le Chili (19,8%) restent en bas du 
classement. 
    Dans trois pays, Espagne, Israël et Norvège, la pression 
fiscale se situe encore plus de trois points au-dessous de ses 
années d'avant-crise (33,2% en 2014 contre 36,5% en 2007 pour 
l'Espagne). 
    Elle a en revanche progressé de 4,7 points en Grèce pendant 
la même période, à 35,9%, et de plus de quatre points au 
Danemark et en Turquie. 
    Hors cotisations sociales, la France se situe un peu 
au-dessus de la moyenne de l'OCDE pour sa fiscalité (28,3% du 
PIB contre 25,1%). 
    Mais elle reste largement en tête des cotisations sociales 
(16,7 points de PIB) devant les Pays-Bas (15,0 points) et plus 
particulièrement pour celles payées par les employeurs (11,3 
points contre une moyenne de l'OCDE à 5,2 points). 
    Pour David Bradbury, responsable du département statistiques 
fiscales de l'OCDE, "les rentrées fiscales ont été fortement 
impactées par la crise de 2008-2009 et se redressent 
régulièrement depuis pour parvenir à un niveau supérieur à celui 
d'avant-crise". 
    Leur composition a toutefois été modifiée avec une baisse du 
poids relatif de l'impôt sur les sociétés dans la zone OCDE et 
une hausse des prélèvements sur les salariés ou les ménages.  
    "On a vu une hausse de la TVA, des impôts sur le revenu et 
des cotisations sociales (...) et il y a une baisse de l'impôt 
sur les sociétés" qui ne représente plus que 2,9% du PIB de la 
zone OCDE, niveau auquel il est stabilisé depuis trois ans, 
contre 3,6% en 2007.   
    Son poids dans la fiscalité globale est revenu à 8,5%, soit 
deux points de moins qu'avant la crise. 
    Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et 
d'administration fiscales de l'OCDE, "cette situation montre 
bien qu'il est urgent d'agir pour faire en sorte que les 
entreprises supportent leur juste part du fardeau." 
 
     
    Le rapport de l'OCDE : http://bit.ly/1XBfdYA 
 
 (Leigh Thomas, Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M940878 le jeudi 3 déc 2015 à 12:29

    en France 46% des contribuables paient pour les autres ,dans ce pays l'IR est l'impôt le plus injuste qui soit , tout le monde devrait être imposé en incluant les différentes aides allocs APL etc ...

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