Obligations : Jupiter AM reste à l'écart des obligations corporate américaine et du crédit émergent

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(AOF) - En quête de liquidité et de qualité dans un contexte économique marqué par une faible croissance, un endettement élevé et une dynamique démographique plutôt défavorable à l’expansion économique, Jupiter AM préfère jeter son dévolu sur les obligations souveraines.

"Nous continuons de favoriser les obligations souveraines de bonne qualité et le dollar qui va continuer de se renchérir surtout vis-à-vis de la Livre Sterling. Nous pensons qu'il existe toujours des opportunités dans le crédit européen, high yield ou la catégorie investment grade, même si nous avons opté pour une attitude plus défensive, la sélectivité restant primordiale", confirme Ariel Bezalel, gérant du fonds Jupiter Dynamic Bond chez Jupiter AM.

En plus de ces facteurs de soutien, la dette émise par les Etats bénéficie de la comparaison avec d'autres actifs obligataires pénalisés par des conditions macroéconomiques adverses. C'est le cas de la dette corporate américaine selon Jupiter AM. Ce segment souffre d'un contexte de faible visibilité concernant la trajectoire que vont emprunter les taux de la Fed alors que le gérant estime que le relèvement décidé en décembre était une erreur.

"Bien que Janet Yellen ait récemment reconnu que les conditions macroéconomiques se détérioraient dans le monde et aux Etats-Unis, la vitesse à laquelle les taux américains pourraient être relevés est loin d'être claire", observe Ariel Bezalel de Jupiter AM. Ce dernier note que la hausse des prix des actifs, notamment immobiliers, aux Etats-Unis a été gonflée par le QE de la Fed mais que l'inflation réelle, hors immobilier, reste proche de zéro.

Le gérant du fonds Jupiter Dynamic Bond estime également à plus de 50% le risque d'une récession aux Etats-Unis.

L'autre segment obligataire à éviter selon Jupiter AM est le crédit des pays émergents. Ces derniers restent sous la menace d'un renchérissement du dollar alors que "la baisse des réserves en dollars des pays émergents laisse supposer que les investisseurs sont en train de dénouer le plus grand carry trade qu'on n'ait jamais observé", selon Ariel Bezalel.

"Depuis 2009, entre 7 et 9 000 milliards de dollars ont été empruntés en dollars et investis sur les marchés émergents (marché financier chinois, immobilier chinois, dette brésilienne). Etant donné la chute des devises locales et de la récession qui a lieu dans de nombreux pays émergents, la situation nous semble plus que périlleuse et nous préférons rester à l'écart", détaille-t-il.

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