Obligations d'entreprises : de 4 à 7 % de rendement !

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Pour se financer et attirer les capitaux, les entreprises versent des intérêts élevés. Les obligations privées offrent des rendements intéressants, avec des risques mesurés.
1- Les fonds à échéance, pour la facilité d'accès

À la création du fonds (les épargnants ont souvent plusieurs semaines pour y sous­crire), son gérant investit dans diverses obligations dont l'échéance est prévue dès l'origine, souvent de 3 à 5 ans. Mais, contrairement à un fonds obligataire traditionnel, il s'engage à les conserver jusqu'à leur terme. Si tout se passe bien, l'épargnant va, chaque année, percevoir les coupons prévus, puis, à l'échéance, sera intégralement remboursé des sommes investies. Ce type de fonds permet d'éviter tout risque de moins-value liée à l'évolution des taux. À condition de conserver le fonds sur la période, un épargnant peut espérer une performance de 4 % à 7 % l'an (hors cas de faillite d'une des entreprises dans laquelle le fonds a investi). Parmi les fonds aux rendements les plus prometteurs, citons Keren 2016 (Keren Finance), LFP Rendement 2017 (La Française AM) ou Selection High Yield 2015 (SPGP).

2- Les fonds d'obligations à haut rendement, alternative aux actions

Plus risqués que les précédents, ces fonds, tels Allianz Euro High Yield (Allianz Global Investors), EdR Signatures Euro High Yield (Edmond de Rothschild IM) ou Pioneer Funds Euro High Yield (Pioneer Investments), sont potentiellement plus rentables. Ils sont uniquement investis dans des obligations à haut rendement, au mieux notées «BB +» par les agences de notation. Si le risque que certaines d'entre elles ne puissent rembourser leur dette n'est pas négligeable (historiquement, 5 % d'entre elles font défaut), les rendements promis sont également plus attractifs, autour de 7 % l'an pour ces entreprises. «Ce niveau de rendement prend en compte le risque que 10 % des entreprises de cette catégorie fasse faillite d'ici un an, ce qui est largement surestimé», juge Étienne Gorgeon, chez Edmond de Rothschild IM. En revanche, une augmentation des taux sur les marchés viendrait diminuer leur performance, une hypothèse qui n'est pas à exclure.

3- Des opportunités via les obligations en direct

Faute de marché véritablement organisé, il est très difficile pour un particulier d'acheter directement des obligations. Les exceptions? Celles émises par l'État français, les OAT, toutefois peu rentables (2,85 % sur 10 ans hier), les obligations proposées par certains réseaux bancaires à leurs clients ou parfois par certaines entreprises, comme EDF en juillet 2009 (4,50 % sur 5 ans) ou, en février dernier, le Crédit foncier (4,25 % sur 6 ans). Reste les collectivités locales, de plus en plus nombreuses à en proposer. La plupart de ces émissions offrent un rendement brut compris entre 4 % et 4,50 % sur 4 à 6 ans.

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