Obligations : Allianz Global Investors reste positif sur le high yield européen

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(AOF) - Une offre en baisse, une demande en hausse et des émetteurs dont les fondamentaux opérationnels sont globalement solides. Ces trois ingrédients justifient, selon Allianz Global Investors, de rester positif sur le segment du high yield européen. « Nous restons globalement positifs sur la classe d’actifs à moyen terme, même si l’augmentation de la volatilité rend difficile toute prévision de performance à court terme », confirme Alexandre Caminade, directeur Europe des investissements Crédit et gérant d’Allianz Euro High Yield.

Du côté de l'offre d'abord, un effet de rareté, généré par la baisse du nombre d'émissions obligataires en raison de la forte volatilité des marchés, soutient la performance de la classe d'actifs.

Du côté de la demande ensuite, "l'exercice 2015 s'est achevé avec des flux positifs, malgré des périodes de tension au cours de l'année. Par ailleurs, le marché du High Yield offre aujourd'hui un rendement attrayant de 6%, niveau plus atteint depuis 2012", observe AllianzGI.

Enfin, l'analyse des fondamentaux des entreprises émettrices indique que ces dernières présentent "un profil financier satisfaisant et des taux de défaut anticipés toujours faibles pour les douze prochains mois (2,89% de taux de défaut à 1 an selon Moody's, pour une moyenne historique de 3,82%)."

AllianzGI conseille tout de même la prudence concernant le risque pétrolier auquel sont confrontés certains émetteurs high yield. "Même si le secteur de l'énergie est beaucoup moins représenté dans l'indice High Yield européen qu'aux Etats-Unis, il ne faut pas pour autant négliger l'impact de la baisse des matières premières sur les fournisseurs privés de l'industrie pétrolière", souligne la société de gestion.

Concernant les émetteurs du secteur bancaire, "l'opinion d'AllianzGI demeure constructive, même si le secteur a été chahuté ces dernières semaines" : "Jusqu'à présent, les fondamentaux des banques et leur ratio de capital continuent de s'améliorer et nous anticipons une stabilisation des principaux ratios de crédit en 2016. Nous préférons la dette subordonnée de banques de bonne qualité à la dette senior de banques au profil risqué, comme les petites banques italiennes, qui n'est plus protégée des pertes", explique Alexandre Caminade.

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