Obama veut retirer Cuba de la liste noire américaine des Etats terroristes

le
0
Obama veut retirer Cuba de la liste noire américaine des Etats terroristes
Obama veut retirer Cuba de la liste noire américaine des Etats terroristes

Un vrai vent d'espoir souffle sur Cuba. Le président des Etats-Unis Barack Obama a accepté mardi de retirer Cuba de sa liste noire des Etats soutenant le terrorisme, étape-clé vers la normalisation des relations entre les deux pays.

Trois jours après un tête-à-tête historique avec son homologue cubain Raul Castro à Panama, le premier depuis que les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en 1961, le président américain, né la même année, a donné le «go». Le département d'Etat notamment (Ndlr : l'équivalent de notre ministère des Affaires étrangères) ainsi que les agences américaines de renseignement ont plaidé en ce sens. Dans un rapport présenté au Congrès, il a fait part de son «intention de supprimer» Cuba de cette liste, faisant valoir que «le gouvernement cubain n'a apporté aucun soutien au terrorisme international ces six derniers mois».

La nouvelle, retransmise sur l'île par internet et la télévision vénézuélienne Telesur, suscitait déjà l'espoir. «Cette décision d'Obama nous permet, à nous les Cubains, de mesurer le sérieux des étapes qui sont en train d'être franchies, et c'est clair que cela donne espoir», affirme Natalia Diaz, travailleuse indépendante de 53 ans de La Havane.

«C'est un geste très courageux d'Obama, même si Cuba n'aurait jamais dû faire partie de cette liste», a réagi l'actrice à la retraite Glice Fariñas, âgée de 68 ans. Elle attend aussi «la levée par Obama de l'embargo, qui lui aussi nous a fait beaucoup de mal».

Réponse dans 45 jours

C'est aux Etats-Unis que les réactions sont, logiquement, les plus contrastées. Les élus du Congrès ont maintenant 45 jours pour manifester leur opposition. S'ils s'opposent à ce retrait, Obama peut exercer un droit de veto. Numéro deux des démocrates du Sénat, Dick Durbin votera la radiation. «Bien que je ne sois pas un fervent soutien du régime de Castro, je continue à croire que l'ouverture de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant