Obama salue les progrès contre l'EI, évoque le risque d'attaques

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 (Actualisé avec citations §2-6, précision dernier §) 
    WASHINGTON, 5 août (Reuters) - Barack Obama a salué jeudi 
les progrès enregistrés par les Etats-Unis et leurs alliés dans 
la campagne militaire contre le groupe Etat islamique en Irak et 
en Syrie, tout en reconnaissant que l'organisation djihadiste 
conservait la capacité de perpétrer des attentats. 
    "Je suis content des progrès que nous avons fait sur le 
terrain en Irak et en Syrie", a-t-il déclaré lors d'une 
conférence de presse au Pentagone. "Nous sommes loin de libérer 
Mossoul et Rakka", a-t-il toutefois ajouté. 
    Même si les récents succès militaires enregistrés par les 
frappes américaines et les campagnes terrestres en Syrie et en 
Irak montrent que la guerre conventionnelle peut atteindre l'EI, 
le risque d'attaques circonscrites menées bien au-delà des 
bastions du groupe reste réel, a-t-il poursuivi. 
    "La possibilité soit d'un acteur solitaire, soit d'une 
petite cellule menant une attaque tuant des personnes est 
réelle", a-t-il dit. 
    "Ces réseaux sont plus actifs en Europe qu'ils ne le sont 
ici, mais (..) il est concevable qu'il existe de tels réseaux 
ici qui pourraient être activés", a-t-il poursuivi, avant de 
mettre en garde contre toute réaction excessive. 
    "Quand les sociétés prennent peur, elles peuvent réagir de 
manière à détruire notre tissu social", a-t-il dit. 
    Le président américain a estimé en outre que le gouvernement 
syrien continuait de violer l'accord de cessation des hostilités 
et que cette attitude posait la question des intentions réelles 
du régime de Damas. 
    "Les Etats-Unis restent prêts à travailler avec la Russie 
pour tenter de réduire la violence et renforcer nos efforts 
contre l'EI et contre Al Qaïda en Syrie mais la Russie n'a pas 
pris les mesures nécessaires pour l'instant", a dit Obama. 
    "Il est temps que la Russie démontre son engagement à 
poursuivre ces objectifs", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il 
n'était pas certain que les Etats-Unis puissent faire confiance 
à la Russie ou à Vladimir Poutine. 
    
 
 (Jeff Mason et Idrees Ali; Pierre Sérisier et Julie Carriat 
pour le service français) 
 
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