Obama s'est recueilli à Jérusalem au dernier jour de sa visite

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BARACK OBAMA AU CIMETIÈRE DU MONT HERZL À JÉRUSALEM
BARACK OBAMA AU CIMETIÈRE DU MONT HERZL À JÉRUSALEM

par Matt Spetalnick et Ari Rabinovitch

JERUSALEM (Reuters) - Le président Barack Obama a achevé vendredi son voyage officiel en Israël par des visites chargées d'émotion sur des lieux symboliques de l'histoire de l'Etat hébreu, comme le mémorial de l'Holocauste ou les tombes de Theodor Herzl et d'Yitzhak Rabin.

Le président américain était ensuite attendu dans l'après-midi à Amman, où il doit s'entretenir avec le roi Abdallah sur la crise en Syrie et le processus de paix israélo-palestinien.

Les responsables américains estiment que la visite du chef de la Maison blanche au mémorial des victimes de l'Holocauste et au cimetière du Mont Herzl permettra de corriger l'impression laissée par son discours du Caire en 2009, lorsqu'il avait paru lier la légitimité d'un territoire juif au Proche-Orient à l'Holocauste et non à des racines plus anciennes.

Portant la kippa, Barack Obama s'est recueilli à Jérusalem devant le mémorial de Yad Vashem, érigé à la mémoire des six millions de juifs victimes de la Shoah, après avoir ravivé la flamme éternelle, près d'une dalle commémorative qui recouvre les cendres des victimes.

"Rien ne peut être plus fort", a-t-il déclaré devant les noms des victimes répertoriés dans le hall du mémorial.

"Nous avons le choix de consentir au mal ou de réaliser notre voeu solennel - que cela ne se produise plus jamais", a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que les racines de l'Etat hébreu en Terre Sainte sont vieilles de plusieurs siècles.

"Ici sur votre terre ancienne, qu'il soit dit, pour que le monde entier l'entende, que l'Etat d'Israël n'existe pas à cause de l'Holocauste, mais que grâce à la survie d'un puissant Etat juif d'Israël un tel Holocauste ne se reproduira plus jamais", a déclaré Barack Obama.

"PLUS DUR D'ENTREPRENDRE LA PAIX"

Le président américain s'est rendu en outre sur la tombe de marbre noir de Theodor Herzl, animateur du mouvement sioniste au tournant des XIXe et XXe siècles et inspirateur de l'idée d'un Etat juif qui aboutira, en 1948, à la création d'Israël.

Barack Obama a traversé le cimetière du Mont Herzl pour déposer des pierres, comme le veut la tradition juive, sur la tombe du père fondateur du sionisme, et sur celle d'Yitzhak Rabin, l'ancien Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, assassiné en novembre 1995 par un extrémiste juif opposé au processus de paix avec les Palestiniens.

"Il est parfois plus dur d'entreprendre la paix que d'entreprendre la guerre", a déclaré Barack Obama, selon des propos rapportés par la fille d'Yitzhak Rabin, Dalia.

Pour sa première visite officielle en Israël, Barack Obama, qui dit être venu pour de simples consultations, a assumé n'avoir rien de neuf à offrir pour relancer un processus de paix israélo-palestinien au point mort depuis octobre 2010.

Sur le plan de la conquête de l'opinion israélienne, l'un de ses objectifs, il semble en revanche avoir remporté son pari, assurant l'Etat hébreu du soutien entier de son pays face à la menace constituée par le programme nucléaire iranien et à l'inquiétude suscitée par la guerre civile en Syrie voisine.

Cela ne l'a pas empêché, dans un discours prononcé jeudi, d'appeler la jeunesse israélienne à encourager la classe politique pour qu'elle prenne le risque de faire la paix avec les Palestiniens.

Après une dernière séance de discussions avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, Barack Obama devait rencontrer de nouveau le président palestinien, Mahmoud Abbas, en Cisjordanie, où il s'est rendu pour visiter la basilique de la Nativité de Bethléem.

Avec Souleiman al Khalidi à Amman, Hélène Duvigneau pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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