Obama refuse à Trump le rôle de défenseur des travailleurs

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    par Ayesha Rascoe et James Oliphant 
    PHILADELPHIE, 14 septembre (Reuters) - Barack Obama a 
suppléé mardi Hillary Clinton, écartée par une pneumonie, pour 
porter le fer contre Donald Trump et dénoncer l'offensive de 
charme du candidat républicain à la Maison blanche auprès des 
classes populaires américaines. 
    Le président américain, qui jouit d'un taux de satisfaction 
de 50% à l'approche du terme de son deuxième mandat, pourrait 
être un atout majeur pour le camp démocrate en vue de l'élection 
présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis. 
    A l'occasion d'un rassemblement en plein air à Philadelphie, 
il s'en est pris aux efforts de Donald Trump, homme d'affaires 
ayant fait fortune dans l'immobilier à New York, pour se 
présenter comme le champion des travailleurs américains. 
    "Voilà un type qui a passé 70 ans sur cette Terre sans 
montrer le moindre intérêt pour les travailleurs. Il a passé 
l'essentiel de sa vie à essayer de se tenir à l'écart des 
travailleurs. Il ne vous aurait pas laissé entrer sur son 
parcours de golf", a lancé Barack Obama, dont c'était la 
première intervention seul dans le cadre de la campagne 
d'Hillary Clinton. 
    Alors que Donald Trump martèle que la situation économique 
des Etats-Unis est désastreuse, Barack Obama a mis en avant les 
récents chiffres sur la croissance des revenus pour prouver 
l'efficacité de sa politique économique. 
    "Par tant d'aspects, l'Amérique est plus forte et plus 
prospère que lorsque nous avons débuté cette aventure ensemble", 
a dit le président américain. 
    Hillary Clinton, qui a été sa secrétaire d'Etat durant son 
premier mandat, a pour sa part continué d'observer du repos dans 
sa résidence à Chappaqua, dans la banlieue de New York. La 
candidate démocrate a été victime d'un malaise dimanche en marge 
des commémorations des attentats du 11 septembre 2001. Ce n'est 
qu'ensuite que son équipe de campagne a révélé qu'elle souffrait 
d'une pneumonie pourtant diagnostiquée deux jours plus tôt. 
     
    TRUMP ATTAQUE CLINTON SUR SES DÉCLARATIONS, PAS SA SANTÉ 
    Hillary Clinton devrait reprendre sa campagne jeudi, a 
déclaré mardi soir son porte-parole, Nick Merrill. 
    Dans un communiqué, son équipe de campagne a annoncé qu'elle 
interviendrait jeudi à Greensboro, en Caroline du Nord. 
    De son côté, Donald Trump a avancé des propositions 
destinées à permettre aux familles américaines de déduire de 
leur impôt sur le revenu leurs frais de garde d'enfants et à 
accorder un congé maternité payé aux femmes auxquelles leur 
employeur ne le propose pas. 
    Avec sa fille Ivanka à ses côtés, il a paru soutenir le 
principe de l'égalité salariale entre hommes et femmes, un thème 
traditionnel des démocrates. 
    "Nous avons besoin que les mères qui travaillent soient 
justement rémunérées pour leur travail et qu'elles aient accès 
pour leur travail à des systèmes de gardes d'enfants de qualité 
et abordables", a dit le candidat républicain dans la banlieue 
de Philadelphie. 
    Comme lors d'un autre rassemblement un peu plus tôt dans la 
journée à Des Moines, dans l'Iowa, Donald Trump s'est abstenu 
d'évoquer la santé d'Hillary Clinton, préférant de nouveau 
insister sur les propos de sa rivale qualifiant la moitié de ses 
partisans de "lamentables" racistes et homophobes. 
    "Tandis que mon adversaire vous traite de personnes 
lamentables et irrécupérables, je vous qualifie de patriotes 
américains acharnés au travail qui aimez votre pays", a dit le 
candidat républicain, qui s'efforce de présenter Hillary Clinton 
comme une personne déconnectée de la réalité des Américains 
ordinaires. 
 
 (avec Emily Stephenson, Eric Walsh et Jeff Mason à Washington 
et Laila Kearney à New York; Bertrand Boucey pour le service 
français) 
 
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