Obama prudent en Côte d'Ivoire et en Libye

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Lourdement impliqués en Afghanistan et absorbés par ses batailles budgétaires internes, les États-Unis portent leurs efforts sur d'autres dossiers.

L'Amérique a longtemps été critiquée pour son interventionnisme unilatéral. Va-t-elle l'être désormais pour son excès de prudence et son multilatéralisme? Lourdement impliquée en Afghanistan et absorbée par ses batailles budgétaires internes, l'Administration Obama a visiblement décidé de courir ce risque, en refusant de se mettre en première ligne dans les conflits chauds de Libye ou de Côte d'Ivoire. Une nouvelle doctrine d'autolimitation du «gendarme» planétaire qu'elle était jusque-là?

Dans les deux cas en tout cas, la Maison-Blanche a endossé, au nom de la morale et de la démocratie, la nécessité d'une intervention militaire pour «porter protection aux civils», refusant la passivité et le syndrome du Rwanda. Mais dans les deux cas, elle a aussi décidé de laisser les premiers rôles à d'autres: la France, la Grande-Bretagne et d'autres alliés de l'Otan, épaulés par le Qatar et les Émirats arabes unis, en Libye. La France et les troupes africaines

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