Obama promet à Aung San Suu Kyi d'alléger les sanctions

le
0
 (Actualisé après l'entrevue) 
    WASHINGTON, 14 septembre (Reuters) - Aung San Suu Kyi, reçue 
mercredi pour la première fois à la Maison blanche depuis 
l'arrivée au pouvoir de son parti, l'an dernier, a plaidé pour 
la levée des sanctions économiques imposées à la Birmanie, ce 
que Barack Obama s'est dit prêt à faire. 
    "Les Etats-Unis sont maintenant prêts à lever les sanctions 
que nous avons imposées il y a assez longtemps à la Birmanie. 
C'est la chose à faire pour que les Birmans voient les résultats 
de la nouvelle façon de faire des affaires et du nouveau 
gouvernement", a déclaré le président américain. 
    La Ligue nationale pour la démocratie (LND) a remporté haut 
la main les élections législatives de novembre dernier. Les 
Etats-Unis ont depuis poursuivi l'allégement des sanctions 
entamé en 2011, quand la junte a cédé en partie le pouvoir, mais 
la plupart restent en vigueur et le gouvernement américain garde 
un oeil attentif sur ceux qu'il considère comme des obstacles à 
la poursuite de ce virage démocratique. 
    "Nous pensons que le moment est venu de lever toutes les 
sanctions qui nous affectent sur le plan économique", a plaidé 
Aung San Suu Kyi, remerciant les parlementaires américains de 
l'avoir soutenue en les imposant pour faire pression sur la 
junte.  
    A son arrivée à la Maison blanche, la présidence a diffusé 
un communiqué annonçant que la Birmanie allait être réintégrée 
dans le Système généralisé de préférences, qui permet à des pays 
en développement de bénéficier de la suppression des certains 
droits de douanes. Elle en a été rayée en 1989, un an après la 
répression d'un soulèvement démocratique.  
    Cette réintégration ajoutée à la levée des sanctions "va 
inciter davantage les Etats-Unis, leurs entreprises et leurs 
organisations non-gouvernementales à investir et à coopérer avec 
ce qui sera, nous l'espérons, un partenaire de plus en plus 
démocrate et prospère (...)", a ajouté Barack Obama.  
 
 (Timothy Mclaughlin et Patricia Zengerle; Eric Faye et 
Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant