Obama opposé à des smartphones totalement impénétrables

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    AUSTIN, Texas, 12 mars (Reuters) - Barack Obama est 
intervenu vendredi dans le débat sur le chiffrement des données 
aux Etats-Unis en se prononçant contre la conception de 
smartphones totalement inaccessibles aux autorités.  
    S'exprimant lors du festival des nouvelles technologies 
South by Southwest à Austin, au Texas, le président américain 
s'est refusé à commenter le bras de fer judiciaire entre Apple 
 AAPL.O  et le FBI à propos de l'accès à l'iPhone d'un des 
auteurs de la tuerie de San Bernardino en décembre dernier. 
  
    Mais il a clairement défendu la nécessité de trouver un 
équilibre entre la défense des libertés individuelles et de la 
vie privée et les impératifs de sécurité.  
    "S'il est techniquement possible de fabriquer un appareil ou 
un système impénétrable, dans lequel le cryptage est si poussé 
qu'il n'existe aucune clé, aucune porte, alors comment 
faisons-nous pour appréhender un pédophile, comment faisons-nous 
pour déjouer ou empêcher un complot terroriste?" s'est interrogé 
Barack Obama.  
    "Quels mécanismes avons-nous à disposition pour des cas plus 
simples comme le recouvrement d'impôts parce que si (...) le 
gouvernement n'a aucun accès, alors tout le monde peut se 
promener avec un compte bancaire en Suisse dans sa poche." 
    Saisie par le FBI, la justice américaine a déposé le mois 
dernier un recours en vue d'obliger Apple à se plier à une 
injonction lui ordonnant d'aider la police fédérale à décrypter 
l'iPhone de Rizwan Farook, l'un des auteurs de la fusillade de 
San Bernardino qui a fait 14 morts le 2 décembre en Californie. 
    Le groupe de Cupertino s'y refuse et a reçu le soutien de 
ses pairs du secteur high tech comme Google, Facebook ou 
Microsoft.  
    Apple fait valoir que la requête du gouvernement créerait 
une "back door" (porte dérobée) dans les smartphones qui 
pourrait être exploitée de façon malveillante par les criminels 
ou par les autorités. Il ajoute que le Congrès n'a pas donné au 
département de la Justice l'autorité pour formuler une telle 
demande.  
    Barack Obama, qui ne s'était pas encore exprimé aussi 
longuement sur la polémique, a reconnu que le gouvernement 
américain alimentait la méfiance depuis les révélations d'Edward 
Snowden sur les programmes de surveillance de la NSA (National 
Security Agency) en 2013.  
    Mais il a souhaité l'élaboration d'un compromis entre 
liberté et sécurité en préconisant par exemple la mise au point 
d'une clé de sécurité accessible au "plus petit nombre de 
personnes possible" pour les questions les plus sensibles.  
 
 (Jeff Mason; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 

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