Obama-Le siège du Sinjar brisé, des Américains vont partir d'Irak

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(Actualisé avec précisions, modifications, Nations unies) EDGARTOWN, Massachusetts, 15 août (Reuters) - Barack Obama a déclaré jeudi que le siège du mont Sinjar par l'État islamique (EI) avait été brisé et qu'une grande partie des militaires envoyés sur place pour faire le point sur la situation seraient retirés d'Irak dans les prochains jours. Les Etats-Unis, a dit le président américain à la presse, n'auront pas a priori à organiser une évacuation dans cette région montagneuse, où se sont réfugiés plusieurs milliers de membres de la minorité yazidie, confirmant ainsi une information donnée la veille par le Pentagone. ID:nL6N0QJ5AE "Nous avons brisé le siège de l'EIIL au mont Sinjar", a déclaré le président en se référant à l'ancien nom de l'Etat islamique (EI), l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). "Nous avons aidé des personnes vulnérables à se mettre en sécurité et nous avons aidé à sauver la vie de nombreux innocents", a déclaré le chef d'État américain lors d'une conférence de presse. "Grâce à ces efforts, nous ne nous attendons pas à devoir mettre en place une nouvelle opération pour évacuer des personnes de la montagne et il est peu probable que nous devions poursuivre les largages d'aide humanitaire sur le mont", a-t-il ajouté. Mais pour Kieran Dwyer, porte-parole du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha), il est trop tôt pour déclarer la crise terminée. L'amélioration de la sécurité a permis à un grand nombre de Yazidis de s'échapper du mont Sinjar, a-t-il dit, mais "quelques milliers" ont encore besoin d'une aide. "La crise sur la montagne ne sera pas terminée avant que tout le monde puisse sortir de cette montagne pour se rendre en toute sécurité dans un endroit sûr", a déclaré Kieran Dwyer, joint par téléphone d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien. NIVEAU D'URGENCE AU PLUS HAUT Barack Obama a indiqué que la majeure partie du personnel militaire qui a mené à bien la mission d'évaluation quitterait l'Irak dans les prochains jours. Les Etats-Unis ont envoyé 130 hommes à Erbil pour établir pour établir une série d'options, qui allaient de la création d'un corridor humanitaire à un pont aérien, pour sauver ceux qui sont assiégés au mont Sinjar depuis plus d'une semaine. Une équipe d'une vingtaine d'hommes s'est rendue sur le terrain pour évaluer la situation. Selon les estimations du département de la Défense, 4.000 à 5.000 personnes se trouvent encore au mont Sinjar, sur une bande étroite de 65 km de long, mais, précise-t-il, 2.000 d'entre elles vivent là-bas et pourraient vouloir y rester. Un des porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, a refusé de dire si les frappes aériennes allaient se poursuivre en Irak, et où. Il a rappelé que le président avait autorisé les frappes pour la protection du personnel américain partout en Irak. "Le président a été clair. Nous n'allons pas devenir l'armée de l'air irakienne", a déclaré John Kirby à la presse. Les Nations unies ont dit avoir porté le niveau d'urgence humanitaire en Irak au plus haut, soit au même niveau que la Syrie, le Soudan du Sud et la République centrafricaine. En coordination avec des associations locales, les agences des Nations unies fournissent eau, nourriture, abris et soins médicaux à ceux qui se sont réfugiés en territoire contrôlé par les Kurdes quand les djihadistes ont enclenché leur offensive. Selon Kieran Dwyer, quelque 400.000 Irakiens se sont enfuis vers le gouvernorat de Dohouk près des frontières turque et syrienne. Environ 1,2 million de personnes sont déplacés en Irak et 1,5 million ont besoin d'aide, estiment les Nations unies. (Jeff Mason et Mark Felsenthal; Agathe Machecourt et Danielle Rouquié pour le service français)

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