Obama-La tuerie de Charleston illustre le "fléau" du racisme

le , mis à jour à 03:01
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par Roberta Rampton SAN FRANCISCO, 20 juin (Reuters) - Barack Obama a déclaré vendredi que la tuerie qui a fait neuf morts vendredi soir dans une église de la communauté noire de Charleston en Caroline du Sud montrait que le "fléau" du racisme était toujours présent aux Etats-Unis et que la nécessité d'un contrôle plus strict des armes à feu finirait pas prévaloir. "Les motivations apparentes du tireur nous rappellent que le racisme reste un fléau que nous devons combattre tous ensemble", a déclaré le président américain, qui s'exprimait à la Conférence des maires américains. Enumérant deux drames de l'année 2012, la tuerie, en décembre, dans une école primaire à Newtown, dans le Connecticut et la fusillade, en juillet dans un cinéma à Aurora dans le Colorado, le président a estimé qu'une réforme de la législation sur les armes à feu était nécessaire. Ce sujet est très difficile à aborder aux Etats-Unis où le droit de porter une arme à feu est garanti par la constitution. "Nous devrions être capable de parler de cette question en tant que citoyens, sans diaboliser tous les propriétaires d'armes qui, dans leur grande majorité, respectent la loi, mais sans non plus laisser entendre qu'un débat sur le sujet implique automatiquement un complot visant à retirer toutes les armes de la circulation", a déclaré Barack Obama. Le président avait demandé un renforcement du contrôle des armes après la tuerie de Newtown en décembre 2012 mais l'initiative a été contrecarrée par le puissant lobby des armes et n'a pu déboucher sur un vote au Congrès. Soulignant que plus de 11.000 personnes ont été tuées dans le cadre des violences liées aux armes feu aux Etats-Unis en 2013, Barack Obama a reconnu que ses propositions de l'époque n'auraient pu prévenir la totalité des actes de violence, mais a estimé qu'elles auraient pu permettre d'en empêcher quelques uns. INONDÉS D'ARMES "Le meurtre à cette échelle, à cette fréquence, n'existe dans aucun autre pays avancé sur terre", a dit le président, réitérant des propos tenus la veille. "Chaque pays a des gens violents, haineux ou mentalement instables. Ce qui diffère, c'est que les autres pays ne sont pas tous inondés d'armes facilement accessibles", dit-il. Le président a estimé peu probable que le Congrès s'empare de la question du renforcement de la sécurité des armes dans un proche avenir, mais il a dit espérer que l'opinion publique finisse par changer et n'oblige le législateur à agir. "Je refuse d'agir comme si c'était la nouvelle norme ou de prétendre qu'il suffit simplement de faire son deuil et que le simple fait de signaler une intention de faire quelque chose pour que cela cesse politise le problème d'une certaine façon", a déclaré Barack Obama; Les partisans d'une législation plus stricte sur les armes ont présenté une proposition de loi sur le sujet moins de deux semaines avant la tuerie de Charleston, notamment en ce qui concerne les licences, mais il y peu de chance que le dossier avance dans un Congrès dominé par les républicains. "Nous voulons espérer que ce genre de tragédie finira par pénétrer les consciences des élus et inciteront à l'action", a déclaré Chris Van Hollen, un élu démocrate à la Chambre des représentants. Brian Malte, un dirigeant du groupe Brady Campaign to Prevent Gun Violence, partisan du contrôle des armes à feu, est apparu moins optimiste. "Tout ce que le Congrès a fait est de bloquer les séances et de bloquer les votes sur la question", déclare-t-il en soulignant que les élus partisans du lobby des armes à feu étaient très nombreux dans les deux chambres. (Avec Ayesha Rascoe, Julia Edwards et Susan Cornwell; Danielle Rouquié pour le service français)

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