Obama "implacable" face au "cancer" de l'Etat islamique

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EDGARTOWN, Massachusetts, 20 août (Reuters) - Barack Obama a déclaré mercredi que la décapitation d'un journaliste américain par l'Etat islamique (EI) ne dissuaderait pas les Etats-unis de poursuivre leurs frappes aériennes contre les djihadistes. Le président américain a ajouté que l'assassinat de James Foley démontrait la brutalité de l'organisation islamiste active en Irak et en Syrie, qu'il a qualifiée de "cancer" à l'idéologie "en faillite". "Le meurtre brutal de James Foley a violé la conscience du monde entier", a-t-il dit au lendemain de la mise en ligne de la vidéo montrant l'assassinat du journaliste. "Les Etats-Unis continueront de faire ce que nous devons faire pour protéger notre population. Nous serons vigilants et nous serons implacables", a poursuivi Obama. Dans la vidéo mise en ligne mardi soir, l'Etat islamique affirme détenir un autre journaliste américain, Steven Sotloff, porté disparu en juillet 2013 dans le nord de la Syrie, et prévient que son sort dépendra des décisions à venir du président américain. Obama a ordonné le 8 août dernier des frappes aériennes dans le nord de l'Irak contre les combattants de l'Etat islamique qui se rapprochaient d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, et menaçaient les minorités religieuses yazidis et chrétiennes. A Washington, un responsable du Pentagone a souligné que les frappes aériennes se poursuivaient en Irak et a ajouté que d'autres seraient annoncées prochainement. Si Obama n'a pas évoqué une accentuation de l'intervention aérienne, il a en revanche condamné les djihadistes commandés par Abou Bakr al Bagdadi, autoproclamé "calife" des territoires qu'il contrôle en Irak et en Syrie. "Leur idéologie est en faillite, a dit Obama. Ils peuvent bien prétendre qu'ils sont en guerre contre les Etats-Unis ou l'Occident, en fait, ils terrorisent leurs voisins et ne leur offrent rien d'autre qu'un asservissement sans fin à leur vision vide et l'effondrement de toute définition d'un comportement civilisé." (Steve Holland et Elizabeth Barber; Henri-Pierre André pour le service français)

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  • M4669049 le mercredi 20 aout 2014 à 21:41

    Merci Madame et Monsieur Obama. N'y a t il que vous, les Américains, pour vous indigner et agir contre les violeurs de fillettes en Afrique, des assassins se réclamant islamistes, des pervers sous couvert de places de hauts fonctionnaires?J'ai honte pour le constat de complicité de nos propres dirigeants, des responsables de l'islam pour leur silence. "Qui ne dit mot consent".

  • LeRaleur le mercredi 20 aout 2014 à 20:25

    Grâce à qui, Monsieur Obama ? T'as pas une petite idée ?