Obama fait passer l'Iran avant la Palestine

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Depuis sa réélection, le président américain a cherché à se rapprocher de Téhéran.
Depuis sa réélection, le président américain a cherché à se rapprocher de Téhéran.

Le temps lui est tellement compté que le pari est pratiquement impossible. Et il le sait. Dès janvier, Barack Obama va devoir guerroyer, justifier toutes ses positions, toutes ses décisions avec un Congrès à majorité républicaine bien décidé à lui mener la vie dure. Pourtant, il va essayer de saisir toutes les occasions possibles pour ramener l'Iran dans le camp des pays fréquentables, et avec lesquels les États-Unis ont un intérêt économique à multiplier les échanges de toute nature. Parce que l'Iran est un grand pays. Parce que sa population est infiniment plus évoluée que ceux qui l'ont gouverné depuis trente-quatre ans. Personne n'est dupe La déclaration de John Kerry, mercredi, lors d'une réunion de l'Otan à Bruxelles ne laisse aucun doute sur la constance des efforts américains. Le secrétaire d'État a en effet déclaré que les attaques faites par l'aviation iranienne fin novembre sur des positions djihadistes autour de la ville de Saadiya, dans l'est de l'Irak, constituaient "un développement positif" dans la lutte contre l'État islamique. Depuis la rupture de 1979 entre Téhéran et Washington, même si les mots restent diplomatiquement mesurés, on n'avait pas entendu pareil satisfecit de la part d'un haut responsable américain. Car même si, de son côté, le porte-parole du Pentagone a insisté sur l'absence totale de coopération entre les missions de guerre des F4 iraniens et les bombardements des pays de la coalition sur...

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