Obama et Poutine se verront lundi à New York

le , mis à jour à 20:35
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WASHINGTON, 24 septembre (Reuters) - Barack Obama et Vladimir Poutine se rencontreront lundi en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, a confirmé jeudi un haut responsable de l'administration américaine mais les deux capitales divergent sur le dossier prioritaire de cette entrevue, l'Ukraine ou la Syrie. "Compte tenu de la situation en Ukraine et en Syrie et malgré les profondes divergences avec Moscou, le président pense qu'il serait irresponsable de ne pas s'assurer que nous pouvons accomplir des progrès par un rendez-vous à haut niveau avec les Russes", a dit ce responsable américain. "Le président Obama saisira l'occasion de cette rencontre pour discuter de l'Ukraine et s'assurer que Moscou respecte les engagements de Minsk. Ce sera le message essentiel de cette entrevue bilatérale", a-t-il ajouté. Cette rencontre, annoncée par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, intervient alors que Moscou a affirmé mercredi que les Etats-Unis se montraient de plus en plus réceptifs à ses vues sur le conflit syrien, présentation contestée à Washington. "Notre position n'a en rien changé, pas plus que nos inquiétudes face aux menées de la Russie en Syrie", a contré dès mercredi le porte-parole du département américain d'Etat, John Kirby. La présidence russe fait savoir que la situation en Syrie occupera une place prioritaire dans cette entrevue et que la situation en Ukraine sera évoquée "si le temps le permet". Côté américain, on indique que l'Ukraine sera le principal sujet de discussions entre les deux dirigeants et que le dossier syrien ne sera pas "le sujet le plus pressant" pour Obama lorsque l'entretien débutera. Obama dira néanmoins clairement à son homologue que le soutien de la Russie au président Bachar al Assad est un "pari perdant", a dit Josh Earnest, porte-parole de la Maison blanche, devant la presse. La rencontre, qui pourrait durer entre cinquante minutes et une heure selon Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, devrait avoir lieu après le discours de Poutine devant l'Assemblée générale de l'Onu. La diplomatie russe s'active sur le front syrien depuis cet été et le président russe, qui ne s'est plus rendu aux Etats-Unis depuis huit ans, devrait insister lors de ses contacts à New York sur le rôle, à ses yeux indispensable, d'Assad dans la lutte contre l'organisation djihadiste Etat islamique (EI). (voir ID:nL5N11T20B ) Moscou, allié indéfectible du régime syrien, a parallèlement renforcé sa présence militaire en Syrie, envoyant des conseillers militaires, des avions, des blindés, des pièces d'artillerie et des hélicoptères qui pourraient à terme être un atout diplomatique dans son jeu mais inquiètent les Occidentaux. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a ainsi jugé jeudi que ce renforcement était "préoccupant". (voir ID:nL5N11U1CH ) D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les forces gouvernementales syriennes ont utilisé jeudi des appareils fournis par la Russie pour bombarder des positions de l'Etat islamique dans la province d'Alep dans le nord de la Syrie, (voir ID:nL5N11U2JS ) (Doina Chiacu avec Denis Dyomkin à Moscou; Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le service français)

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