Obama et Clinton fustigent Trump sur les musulmans

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    WASHINGTON, 14 juin (Reuters) - Barack Obama et Hillary 
Clinton se sont tous deux indignés mardi de la proposition de 
Donald Trump d'interdire les musulmans de séjour aux Etats-Unis, 
que le candidat républicain a réitérée après la tuerie d'Orlando 
en suggérant de l'étendre aux pays ayant des "antécédents 
terroristes".  
    Sans le nommer, le président des Etats-Unis a en outre 
violemment réfuté les critiques de l'homme d'affaires, qui lui 
reproche de ne pas utiliser les termes de "terrorisme islamique 
radical" pour parler du djihadisme.  
    "Qu'est-ce que l'utilisation de ces termes apporterait ? 
Qu'est-ce qui changerait exactement ? Quelqu'un s'imagine-t-il 
sérieusement que nous ne savons pas qui nous combattons ?", 
s'est interrogé Barack Obama, visiblement furieux, lors d'une 
intervention au département du Trésor.  
    Pour Hillary Clinton, qui tenait un meeting à Pittsburgh, 
les propos de Donald Trump montrent qu'ils n'est pas qualifié 
pour exercer les fonctions présidentielles ou celle de 
commandant en chef des armées, qui supposent selon elle "du 
calme, de la réflexion et de la dignité".  
    L'ex-secrétaire d'Etat a en outre reproché à son futur 
adversaire d'avoir laissé entendre lundi, dans un entretien à 
une chaîne de télévision, que Barack Obama était en partie 
responsable de la tuerie d'Orlando, ce que l'intéressé dément 
avoir déclaré.  
    "Je me dois de poser la question : les responsables 
républicains soutiennent-ils leur futur candidat, 
soutiennent-t-ils les accusations à l'encontre de notre 
président ?", a-t-elle dit.  
    Paul Ryan, président de la Chambre des représentants et chef 
de file des parlementaires républicains, a de nouveau pris ses 
distances mardi avec la proposition de Trump concernant les 
musulmans.  
 
 (Steve Holland, et Roberta Rampton, avec Amanda Becker, Susan 
Heavey et David Alexander; Jean-Philippe Lefief pour le service 
français, édité par Marc Angrand) 
 
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  • cavalair le mardi 14 juin 2016 à 22:59

    Trump a raison et Hussein Barrack Obama a tord