Obama convaincu qu'un accord est possible avec l'Iran

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(Actualisé avec citations, contexte) PANAMA, 11 avril (Reuters) - Barack Obama s'est dit optimiste samedi quant à l'issue des négociations sur le programme nucléaire iranien, malgré la fermeté des propos tenus cette semaine par l'ayatollah Ali Khameneï, guide suprême de la Révolution. Soulignant les particularités de la politique intérieure iranienne, le président des Etats-Unis a estimé qu'il fallait contenter le camp conservateur. "Même quelqu'un qui porte le titre de 'guide suprême' doit se soucier de ses électeurs", a-t-il déclaré. "Il doit y avoir moyen d'élaborer un accord définitif satisfaisant pour leur fierté, leur optique, mais conforme à nos principaux objectifs pratiques", a estimé Barack Obama, s'adressant à la presse en marge du sommet des Amériques, à Panama. L'ayatollah Khameneï, qui s'exprimait pour la première fois sur l'accord-cadre conclu la semaine dernière à Lausanne, a notamment exigé jeudi que toutes les sanctions soient levées dans le cadre du règlement définitif auquel les parties doivent aboutir avant le 30 juin. ID:nL5N0X648N "Nous avons toujours dit qu'il y avait un risque de retour en arrière", a poursuivi le président américain, qui s'en est pris aux parlementaires américains hostiles à toute entente avec l'Iran, tel que le sénateur républicain John McCain. Ce dernier a jugé cette semaine les propos de Khameneï plus crédibles que ceux du secrétaire d'Etat américain John Kerry, selon lequel les sanctions seront levées par étapes et rétablies en cas de non respect de l'accord. "Ce n'est pas comme cela que nous devons conduire la politique étrangère, quel que soit le président ou le secrétaire d'Etat", a estimé Obama, ajoutant avoir évoqué le rôle du Congrès pour la ratification de l'accord final avec les responsables de la commission sénatoriale des Affaires étrangères. "Ce qui m'importe, c'est qu'on ne préjuge pas de ce qu'il sera et que ceux qui sont hostiles à un accord n'aient pas recours à une méthode procédurière pour le rendre impossible", a-t-il ajouté. (Matt Spetalnick, Roberta Rampton et Susan Heavey, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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