Obama, "confiant" pour la Birmanie, réclame plus de changement

le
0

NAYPYITAW, Birmanie, 13 novembre (Reuters) - Barack Obama, s'est déclaré optimiste sur l'évolution politique en Birmanie jeudi, tout en soulignant l'ampleur des réformes qui restent à mettre en oeuvre. Dirigée pendant près d'un demi-siècle par une junte militaire, ce qui lui a valu d'être longtemps isolée par la communauté internationale, la Birmanie est engagée depuis quatre ans dans un processus de démocratisation partielle qui semble aujourd'hui marquer le pas. "J'ai confiance dans l'avènement d'un nouveau jour au Myanmar", a déclaré le président américain à la presse après avoir rencontré des parlementaires birmans à Naypyitaw, la capitale administrative, en utilisant l'appellation du pays utilisée par les autorités locales. "Le travail n'est pas encore achevé", a-t-il ajouté. La principale figure de l'opposition birmane, Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix, a participé à la rencontre avec le président des Etats-Unis. Parmi les questions clés auxquelles la Birmanie doit encore apporter des réponses figurent celle de la protection des droits des minorités et celle des pouvoirs toujours importants détenus par l'armée, a précisé Barack Obama. Les militaires détiennent un quart des sièges du parlement et un droit de veto sur toute modification de la constitution du pays. Barack Obama n'a pas précisé s'il avait débattu des réformes constitutionnelles avec les parlementaires qu'il a rencontrés jeudi. Ceux-ci n'ont fait aucune déclaration. Le président américain doit rencontrer Aung San Suu Kyi vendredi à son domicile. L'ex-dissidente n'est pas éligible à la présidence du pays aux termes de la constitution actuelle, alors qu'une élection est prévue l'an prochain. L'un des conseillers de Barack Obama a par ailleurs appelé les autorités birmanes à prendre des mesures permettant à la minorité rohingya d'accéder à la citoyenneté. Près de 140.000 des 1,1 million de rohingyas, dont la plupart sont apatrides, restent déplacés depuis les affrontements meurtriers avec des bouddhistes en 2012 dans l'Etat de Rakhine, dans l'ouest de la Birmanie. Washington a notamment demandé aux autorités birmanes de renoncer à envoyer dans des camps de détention les rohingyas qui refuseraient d'être identifiés comme "bengalis", un terme que rejettent la plupart des membres de cette communauté musulmane. (Matt Spetalnick, Marc Angrand pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant