Obama auprès des survivants du Pulse

le , mis à jour à 22:03
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 (Actualisé avec visite d'Obama, CIA, débats au Sénat) 
    par Roberta Rampton 
    WASHINGTON, 16 juin (Reuters) - Barack Obama s'est rendu 
jeudi à Orlando, dans le centre de la Floride, auprès des 
survivants du massacre du Pulse, réendossant le costume de 
"consolateur en chef" d'une nation plongée dans le traumatisme. 
    Le président démocrate américain, accompagné du 
vice-président Joe Biden, a rencontré à l'Amway Center, 
l'enceinte du club de NBA Orlando Magic, les secouristes, les 
rescapés et les familles des victimes de la plus meurtrière 
tuerie de masse dans l'histoire du pays et de la plus sanglante 
attaque contre la communauté LGBT aux Etats-Unis.  
    Affirmant agir au nom de l'organisation djihadiste Etat 
islamique (EI), Omar Mateen a tué 49 personnes et en a blessé 53 
autres au Pulse, une boîte de nuit de la communauté homosexuelle 
d'Orlando, avant d'être abattu dimanche à l'aube par les unités 
d'élite des forces de police.  
    Vingt-trois blessés sont toujours hospitalisés, dont six 
dans un état critique, a précisé l'Orlando Regional Medical 
Center. 
    L'Etat islamique s'est attribué la responsabilité du 
massacre mais les responsables américains jugent que Mateen n'a 
reçu aucun soutien extérieur.  
    Le directeur de la CIA John Brennan a répété jeudi devant 
une commission sénatoriale que l'agence de renseignements 
n'avait pas été "en mesure d'établir le moindre lien direct" 
entre le tueur et une organisation terroriste étrangère. 
    Pendant l'attaque, Omar Mateen a prêté allégeance à l'EI et 
également posté des messages sur Facebook, l'un dénonçant la 
mort de femmes et d'enfants dans les frappes aériennes 
américaines au Moyen-Orient.  
    Selon CNN, le tireur s'est livré à une "frénésie d'achats" 
dans les semaines précédant le massacre, qu'il a commis à l'aide 
d'un fusil d'assaut et d'une arme de poing acquis en toute 
légalité, bien qu'il ait été visé par deux enquêtes du FBI pour 
d'éventuels liens avec des groupes islamistes armés.    
     
    LE TRAUMATISME DE L'ÉCOLE SANDY HOOK  
    D'après les données compilées par le site Mother Jones, 
quelque 29 tueries de masse, faisant quatre morts et plus, se 
sont produites aux Etats-Unis depuis l'entrée d'Obama à la 
Maison blanche, en janvier 2009. Au total, elles ont coûté la 
vie à 281 personnes et fait près de 250 blessés. 
    Obama a confié à plusieurs reprises que le massacre commis 
le 14 décembre 2012 dans l'école primaire Sandy Hook de Newtown, 
dans le Connecticut, avait été le jour le plus sombre de sa 
présidence. Ce jour-là, 20 enfants et six adultes étaient tombés 
sous les balles d'un jeune homme de vingt ans, Adam Lanza, qui 
avait mis fin à ses jours. 
    Après cette tuerie, le président démocrate avait tenté de 
réformer la législation fédérale, avec davantage de vérification 
des antécédents des acheteurs d'armes et une interdiction accrue 
de certains types d'armes de guerre. Mais le texte avait été 
repoussé par le Sénat et Obama avait dénoncé le rôle exercé par 
la National Rifle Association (NRA), le lobby des armes à feu. 
    Le massacre d'Orlando, a souligné Obama, rappelle une fois 
de plus "combien il est facile pour quelqu'un de mettre la main 
sur une arme qui lui permet de tuer des gens dans une école ou 
dans un lieu de prière ou dans un cinéma ou dans un night-club". 
    "Nous devons décider si c'est ce genre de pays que nous 
voulons être", a-t-il ajouté.     
     
    VOTE LUNDI AU SÉNAT 
    Les sénateurs américains seront invités à se prononcer lundi 
sur un texte visant à empêcher les terroristes potentiels 
d'acheter légalement des armes à feu, a déclaré jeudi le numéro 
deux républicain au Sénat, John Cornyn. 
    Le sénateur Chris Murphy et ses collègues démocrates ont 
défendu la proposition 15 heures durant, réclamant au Congrès de 
prendre des mesures après la tuerie du Pulse. 
    Une proposition de loi élaborée par la sénatrice 
californienne Dianne Feinstein prévoit notamment que le 
procureur puisse interdire tout personne soupçonnée de 
terrorisme d'acquérir une arme.   
    Si le Congrès des Etats-Unis votait une mesure de contrôle 
des armes à feu, ce serait une première depuis plus de vingt 
ans. Une interdiction des armes d'assaut semi-automatiques, 
comme celle utilisée à Orlando, est entrée en vigueur en 1994. 
Venue à expiration en 2004, elle n'a pas été renouvelée. 
    Les républicains, qui ont une majorité de 54 sièges sur 100 
au Sénat, bloquent depuis des années toute initiative démocrate 
sur le contrôle renforcé des armes à feu en invoquant le droit 
de posséder une arme que garantit la Constitution américaine.  
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur la tuerie d'Orlando:   
    CHRONOLOGIE des fusillades les plus meurtrières aux 
Etats-Unis   
 
 (avec Timothy Gardner; Henri-Pierre André, Nicolas Delame et 
Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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