Obama accuse les républicains de ne rien proposer contre l'EI

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    HONOLULU, 21 décembre (Reuters) - Barack Obama estime 
pouvoir accepter les "critiques légitimes" concernant sa 
stratégie de lutte conter l'Etat islamique, mais fustige en 
parallèle ses adversaires républicains qui, selon lui, 
critiquent sa politique sans proposer d'alternative. 
    Dans une interview enregistrée le 17 décembre et diffusée 
lundi par la radio publique américaine NPR, le président fait 
état de 9.000 frappes menées par les Etats-Unis contre l'EI 
depuis l'été 2014 et rappelle que des villes ont été reprises à 
l'organisation fondamentaliste sunnite dont Sindjar, dans le 
nord de l'Irak. 
    Les candidats qui briguent l'investiture républicaine pour 
l'élection présidentielle de 2016 disent qu'ils ne sont pas 
d'accord mais ils ne proposent rien à la place, dit le 
président. 
    "Quand vous leur demandez: 'Que feriez-vous à la place ?', 
ils n'ont pas de réponse", déclare Barack Obama à propos des 
débats entre candidats à l'investiture républicaine qu'il a 
suivis à la télévision. 
    Par cette interview, Obama tente, comme il l'a déjà fait, de 
calmer les craintes des Américains, après les attentats de Paris 
qui font fait 130 morts le 13 novembre et l'attaque menée le 2 
décembre dernier par un couple de musulmans radicalisés à San 
Bernardino en Californie, qui a fait 14 morts. 
    Selon un sondage du Pew Research Center, 37% des Américains 
approuvent la façon dont le chef de la Maison blanche mène la 
lutte contre les djihadistes, tandis que 57% le désapprouvent. 
    "Maintenant, de notre côté, je pense qu'il y a une critique 
légitime de mon action et de celle de notre administration dans 
le sens où nous n'avons pas (...) avec régularité (...) décrit 
tout le travail que nous faisons depuis plus d'un an pour lutter 
contre l'EI", déclare le président à la NPR. 
    Prié de dire s'il envisageait d'instaurer une zone 
d'exclusion aérienne en Syrie, comme l'a suggéré son ancienne 
secrétaire d'Etat et candidate à l'investiture démocrate Hillary 
Clinton, Barack Obama estime qu'une telle décision ne servirait 
à rien dans la lutte contre l'EI dans la mesure où le groupe 
djihadiste ne dispose pas d'avions.    
 
 (Julia Edwards; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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