Obama à Londres en pleine campagne sur l'avenir européen du Royaume-Uni

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    LONDRES, 21 avril (Reuters) - Le président américain Barack 
Obama est arrivé jeudi soir à Londres pour une visite placée 
sous le signe de l'avenir européen de la Grande-Bretagne. 
    A un plus de deux mois du référendum du 23 juin sur le 
maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne, le 
président américain va tenter de persuader les électeurs 
britanniques de voter pour le "In". 
    Dans une tribune que le Telegraph a mise en ligne jeudi soir 
peu après son arrivée, il laisse entendre qu'une sortie de l'UE 
rendrait la Grande-Bretagne moins à même de combattre le 
terrorisme. 
    "La question du maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE 
relève de la décision des électeurs britanniques (...) Cela dit, 
je dirai avec la franchise d'un ami que l'issue de votre 
décision est un sujet de profond intérêt pour les Etats-Unis", 
écrit-il. 
    "L'Union européenne ne modère pas l'influence britannique, 
elle la magnifie", ajoute-t-il. 
    Washington redoute qu'un Brexit ne fragilise le camp 
occidental. 
    "Ainsi que le président l'a dit, nous sommes partisans d'un 
Royaume-Uni fort au sein de l'Union européenne", a dit Ben 
Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale de la Maison 
blanche. 
    Obama, arrivé en provenance d'Arabie saoudite, déjeunera ce 
vendredi avec la reine Elizabeth au château de Windsor. Il aura 
ensuite un entretien avec le Premier ministre David Cameron, 
chef de file du camp du "In". 
    Sa venue est considérée à l'inverse comme une ingérence par 
les partisans d'un Brexit. Boris Johnson, le maire conservateur 
de Londres qui a pris la tête du camp du "Out", a déclaré que 
les Américains n'avaient pas de leçon à donner aux Britanniques. 
    "Le président Obama devrait s'occuper de ses fesses", a 
déclaré sans détour à Reuters un autre partisan du Brexit, Nigel 
Farage. "C'est une ingérence malvenue de la part du président 
américain le plus anti-Britannique qui ait jamais été. Fort 
heureusement, il ne restera plus longtemps en poste", a-t-il 
ajouté.     
 
 (Roberta Rampton et Guy Faulconbridge; Henri-Pierre André pour 
le service français) 
 
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