Obama a autorisé les frappes pour reprendre le barrage de Mossoul

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(Actualisé avec précisions, contexte) EDGARTOWN, Massachusetts, 18 août (Reuters) - La Maison blanche a indiqué dimanche que Barack Obama avait informé le Congrès américain qu'il avait autorisé les frappes aériennes en Irak pour aider à la reconquête du barrage de Mossoul, tombé aux mains des djihadistes de l'Etat islamique au début du mois. Le Commandement central des Etats-Unis (Centcom), qui couvre le Moyen-Orient et l'Asie Centrale, a annoncé pour sa part que les Etats-Unis avaient mené une deuxième journée de frappes contre les combattants de l'Etat islamique près du barrage, en utilisant à la fois des bombardiers, des chasseurs et des drones. Le barrage de Mossoul, le plus important d'Irak, est considéré comme stratégique, l'EI pouvant théoriquement l'utiliser pour inonder des villes ou de les priver d'eau et d'électricité. "La perte du barrage de Mossoul menacerait la vie d'un grand nombre de civils, menacerait le personnel et les installations américaines, y compris l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad, et empêcherait le gouvernement irakien de fournir les services essentiels à la population irakienne", indique le communiqué de la Maison blanche. "Ces opérations sont limitées dans leur nature, leur durée et leur ampleur et sont menées en coordination avec le gouvernement d'Irak qui en a fait la demande." Les 14 frappes de dimanche, qui s'ajoutent aux neuf de samedi, ont endommagé ou détruit dix véhicules blindés, sept Humvees et deux véhicules blindés de transport de troupes de l'Etat islamique ainsi qu'un de leurs points de contrôle. Tous les avions ont quitté les zones de frappes sans encombre, a précisé le Centcom. Le gouvernement Obama a lancé cette campagne de frappes ce mois-ci à la fois pour protéger le personnel américain de l'Etat islamique et ne pas laisser la minorité yazidie seules face aux djihadistes. Cette campagne de frappes est la première intervention directe de l'armée américaine en Irak depuis le retrait des derniers soldats américains du pays à la fin de 2011. (Pierre Sérisier; Danielle Rouquié pour le service français)

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