Nyanga : « Retrouver les anciens collègues ça va forcément être spécial »

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Après leur qualification pour les demi-finales de la Champions Cup, le Racing 92 retourne à son devoir national ce dimanche (16h15) avec un déplacement à Toulouse. Une rencontre forcément spéciale pour Yannick Nyanga, lui qui a quitté le Stade Toulousain après dix ans de bons et loyaux services.

Yannick, cette fois ci c’est Toulouse mais à Toulouse. Cette rencontre est-elle particulière alors que ça fait plusieurs mois que vous êtes au Racing désormais ? Oui forcément ça va être spécial. Après j’essaie de ne pas trop y penser et de rester concentré parce que ça va être un match compliqué. On va essayer de garder la concentration et de mettre l’émotion de côté car il y en aura forcément en arrivant au stade et en rentrant sur la pelouse. Vous vous êtes appelés cette semaine ? Euh... avec ceux qui ne jouent pas (rires). Non j’ai eu Albacete parce qu’il ne joue pas mais personnellement je n’aime pas trop appeler les copains avant un match parce qu’on fait quand même un sport de contact et on est amené à se rentrer dedans donc c’est mieux de sourire après. Ce match est aussi compliqué parce qu’il est placé entre le quart de Champions Cup et la demi-finale contre Leicester... Oui mais je pense que c’est compliqué à gérer pour les coachs mais en tant que joueur, il faut se sortir ça de la tête et ne pas penser à ce qu’il se passe après. C’est plus facile à dire pour certains et moins pour d’autres. Mais quand on a la chance de jouer au Racing, de jouer la deuxième, troisième place contre un concurrent direct au Stadium, il y a beaucoup d’éléments qui font que ça ne peut pas être galvaudé. On a déjà fait l’erreur à Montpellier, on a vu comment ça s’est terminé avec beaucoup de honte. J’espère qu’on n’aura pas le même résultat et qu’on montrera notre vrai visage. Le scénario de Montpellier, c’est ce qui vous hante ? A chaque fois qu’on va aller chez un concurrent direct, jouer une bonne équipe à l’extérieur forcément on y pensera. Mais c’est bon signe parce qu’on sait que ça peut arriver. Je suis de ceux qui pensent que dans le sport, il faut avoir un petit peu peur, cette petite fierté de se dire que si on n’est pas à fond, ça peut mal tourner et ce sont dans ces moments-là que l’on est plus fort. On aura donc cette bonne pression en allant à Toulouse parce que les connaissant, il faudra ça pour faire un bon résultat. Pour les Toulousains c’est un peu plus compliqué ces dernières semaines... Oui c’est pour ça je me garderai bien de les juger. Je sais que quand c’est compliqué, c’est sur des grands matchs qu’ils sont dangereux. J’ai plein de souvenirs du moment où j’y étais et je sais que quand ça allait moins bien, on a souvent réussi à inverser la tendance. Cette fois-ci, je serai en face donc je me garderai bien de porter un jugement sur leur dernier match et on va essayer de se concentrer sur nous. L’ambiance après des victoires comme contre le RCT, c’est quoi ? De l’euphorie ? Il y a pas mal de bonne humeur mais je ne pense pas que ce soit dû uniquement à la qualification. Je me souviens être venu en conférence de presse après la défaite contre Toulon à domicile et qui suivait une autre défaite contre Montpellier et un journaliste me disait « il y a pas mal de sourires à l’entraînement, on ne sent pas que vous êtes sur deux défaites ». Je pense que c’est une force de ce groupe d’essayer d’avoir du recul sur les défaites et de se dire que quand on fait des choses bien, on peut faire de belles choses et que quand on ne met pas les ingrédients, ça ne passe pas. Mais tout dépend de nous et pour l’instant on arrive à faire la part des choses.
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