Nuit debout : « Si tout commence avec des places, rien n'y finit »

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Le 9 avril, place de la République à Paris.
Le 9 avril, place de la République à Paris.

Pour la dixième soirée consécutive, des centaines de personnes se sont réunies place de la République à Paris. Le mot d’ordre : entamer la « deuxième étape ».

Samedi 9 avril soir, beaucoup de participants à la Nuit debout revenaient de la place de la Nation, point d’arrivée de la manifestation contre la loi travail. En cette dixième nuit d’occupation, la foule s’est rassemblée place de la République comme tous les jours depuis plus d’une semaine. Peu nombreux au début sous la pluie battante, ils étaient cependant plusieurs centaines vers minuit, alors que la soirée se prolongeait par des concerts.

Vers 18 heures, une petite foule a accueilli François Ruffin, le réalisateur de Merci Patron ! C’est notamment à l’issue d’une projection de son film que des militants ont décidé d’organiser l’occupation du 31 mars. Affublé de son T-shirt « I love Bernard Arnault », l’homme a exhorté la foule à « sortir de la place » et entamer la « deuxième étape » du mouvement. Pour cela, il a proposé la création « d’ambassadeurs de la Nuit debout » qui puissent lui permettre de « gagner les campagnes et les banlieues ».

« Si tout commence avec des places, rien n’y finit »

Même si le mouvement n’a toujours aucun leader déclaré, les quelques figures qui ont compté dans son organisation étaient présentes ce samedi. Comme Jean-Baptiste Eyraud, co-fondateur et porte-parole de l’association Droit au logement, qui a lui aussi appelé la foule à étendre la dynamique de Nuit debout. « Et si cette place n’est pas assez grande, nous en demanderons d’autres », a-t-il ajouté.

Même son de cloche chez l’économiste Frédéric Lordon. « Si tout commence avec...

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