Nuit debout : du discours à l'action, la difficile question de la sécurité

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Une agence de la Société Générale, près de la place de la République à Paris, le 8 avril.
Une agence de la Société Générale, près de la place de la République à Paris, le 8 avril.

La 12e Nuit debout se tenait lundi soir à Paris, au centre d’un dispositif policier resserré. Après les violences en marge du rassemblement de samedi, le mouvement doit se poser la question de la gestion des débordements.

La première chose qui frappe, en arrivant lundi 11 avril au soir place de la République, à Paris, c’est l’intensité du dispositif policier. Alors que les manifestants sont encore peu nombreux et tentent péniblement d’installer quelques bâches dans le vent et la pluie, une quinzaine de fourgons de gendarmes mobiles et de CRS se gare progressivement tout autour de la place piétonne. « Ils arrivent de partout… » commente un jeune homme tenant un morceau de corde, la mine inquiète.

Contactée par Le Monde, la police affirme qu’aucun dispositif spécial n’a été mis en place pour ce rassemblement. Un gendarme mobile interrogé sur place confirme : « On s’est garés autour de la place, mais on n’est pas plus nombreux que d’ordinaire », c’est-à-dire lorsque les fourgons sont dans les rues adjacentes. Pour les manifestants, difficile pourtant de ne pas imaginer que les forces de l’ordre cherchent à « leur faire peur », à leur « mettre la pression », surtout après l’écho que les débordements autour de « l’apéro chez Valls » samedi soir ont trouvé dans la classe politique.

Rassemblement sous pression L’autorisation de la préfecture ayant été délivrée à la condition de ne pas remonter les structures détruites le matin même, les forces de l’ordre s’approchent dès que le moindre coin de bâche commence à s’élever. Le long d’une tente rouge, un CRS serré de près par des dizaines de manifestants demande à parler au « responsable ». « Il n’y a pas de responsable ! » répond la foule. « La hié...

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