Nuit de violence à Bujumbura, la capitale du Burundi

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    NAIROBI, 11 décembre (Reuters) - Plusieurs camps militaires 
ont été attaqués dans la nuit de jeudi à vendredi à Bujumbura, 
où de violents échanges de tirs et des explosions ont retenti 
pendant plusieurs heures, ont déclaré un responsable burundais 
et des soldats. 
     Deux militaires, qui ont demandé à rester anonymes, ont 
déclaré à Reuters que les attaques avaient visé trois camps de 
l'armée dans la capitale burundaise et que deux soldats avaient 
été tués. 
    Les autorités n'ont fourni aucun bilan pour le moment. 
    Willy Niyamitwe, conseiller chargé de la communication du 
président Pierre Nkurunziza, a affirmé sur son compte Twitter 
que les attaques des camps visaient à créer une diversion pour 
permettre l'évasion de prisonniers. 
    Il a ajouté que la manoeuvre avait échoué et assuré qu'il 
n'y avait pas eu de tentative de coup d'Etat. 
    Le Burundi est en proie à des violences qui ont déjà fait 
des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés 
depuis que Pierre Nkurunziza a décidé en avril de briguer un 
troisième mandat, qu'il a remporté cet été, ignorant les 
protestations de l'opposition qui jugeait cette initiative 
contraire à la Constitution. 
    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a jugé 
il y a dix jours que le Burundi était au bord d'une guerre aux 
"effets potentiellement désastreux sur une région déjà fragile". 
     
 
 (Edmund Blair; Tangi Salaün pour le service français) 
 )
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