Nucléaire: Zarif reste à Vienne, Kerry et les Européens à Paris

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(Actualisé avec annulation du départ de Zarif pour Téhéran) VIENNE, 21 novembre (Reuters) - Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, qui participe aux négociations sur le programme nucléaire de son pays à Vienne, a finalement renoncé à regagner Téhéran dans la soirée pour consultations. "Les discussions n'en sont pas à un stade qui nécessite le départ de Zarif pour Téhéran. Par conséquent, il n'y va pas et les discussions continuent", a déclaré un membre de sa délégation ayant requis l'anonymat, selon les agences de presse iraniennes Isna et Irna. La délégation américaine avait auparavant annoncé que le secrétaire d'Etat John Kerry et ses homologues européens quitteraient Vienne ce vendredi et qu'ils auraient des entretiens à Paris. Les négociateurs de l'Iran et du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie + l'Allemagne) sont réunis depuis mardi à Vienne pour tenter de parvenir à un accord définitif sur le nucléaire iranien d'ici à lundi prochain. Mais ce délai ne sera probablement pas tenu et les négociations se poursuivront, indiquait-on jeudi de sources proches des discussions. ID:nL6N0TA5KF Arrivé dans la matinée à Vienne, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré qu'il restait "encore des questions à régler". "J'espère que l'Iran saura saisir cette opportunité", a-t-il ajouté. Son homologue britannique Philip Hammond a exhorté les Iraniens à faire preuve de plus de souplesse. "En retour, nous sommes prêts à faire preuve de plus de souplesse nous aussi", a-t-il ajouté. "Nous sommes tous déterminés à obtenir des progrès mais il s'agit de dossiers très difficiles, techniquement complexes. Il nous reste un long chemin à parcourir si nous voulons obtenir un accord d'ici lundi", a dit le secrétaire au Foreign Office. Le P5+1 veut des engagements iraniens sur une réduction significative de ses capacités d'enrichissement de l'uranium en échange d'une levée progressive de sanctions imposées à la république islamique depuis le début de la crise, en 2002. Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de la bombe atomique; Téhéran affirme en revanche que son programme ne vise que les usages civils du nucléaire. (Fredrick Dahl; Henri-Pierre André et Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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