Nucléaire-Téhéran juge un accord "impossible" d'ici lundi

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(Actualisé avec Steinmeier, Fabius) VIENNE, 23 novembre (Reuters) - L'Iran juge impossible de parvenir à un accord sur le nucléaire d'ici lundi, a rapporté l'agence de presse iranienne Isna, un avis que n'est pas loin de partager le chef de la diplomatie allemande qui a fait état dimanche soir de la persistance de "divergences profondes". Selon l'agence Isna, qui cite un négociateur iranien dans l'identifier, Téhéran et les grandes puissances du P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) ne vont pas avoir d'autre choix que de s'entendre sur un nouveau délai pour mener à bien les négociations. "Au regard du peu de temps qu'il reste avant la date butoir et du nombre considérable de questions qui doivent être discutées et auxquelles il faut répondre, il est impossible d'atteindre un accord d'ensemble définitif d'ici le 24 novembre", a déclaré le négociateur cité par Isna. "Nous voulons établir un accord cadre sur les dossiers principaux, par exemple, les centrifugeuses, l'enrichissement, les capacités et le calendrier de la levée des sanctions", a-t-il poursuivi. "Le principe d'une prolongation des discussions est sur la table et nous allons commencer à l'évoquer si aucun accord n'est trouvé d'ici dimanche soir", a conclu le responsable iranien. Le dernière ligne droite des négociations pour parvenir à un accord définitif sur le nucléaire iranien d'ici au 24 novembre a commencé mardi à Vienne. Il s'agirait de limiter le programme nucléaire de la République islamique en échange d'une levée des diverses sanctions internationales qui pèsent sur le pays. Mais dimanche en début de soirée, les discussions semblaient toujours dans l'impasse. Les positions de l'Iran et des grandes puissances sont "toujours très éloignées sur de nombreux sujets", a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier à la chaîne de télévision ARD. "Nous négocions avec l'ambition de parvenir à un accord. Si nous n'y parvenons pas, il faudra évidemment chercher un moyen pour que la route ne s'arrête pas ici et que le processus de négociation puisse continuer", a-t-il dit. De retour à Vienne un peu plus tôt dans la journée, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius avait souligné qu'il ne suffisait pas de parvenir à un accord, mais qu'il fallait que celui-ci soit jugé satisfaisant. "Nous avons une date-butoir qui est demain soir (lundi) pour trouver un accord. Mais il faut que ça soit un accord positif qui nous permette de travailler pour la paix", a-t-il dit. "Il reste des différences à régler." (Parisa Hafezi, Michael Nienaber et John Irish; Nicolas Delame et Tangi Salaün pour le service français)

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