Nucléaire : Téhéran et Washington haussent le ton en fin de négociations

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Nucléaire : Téhéran et Washington haussent le ton en fin de négociations
Nucléaire : Téhéran et Washington haussent le ton en fin de négociations

Si ni Etats-Unis ni Téhéran ne veulent pas se «précipiter» pour un accord sur le nucléaire iranien, les deux parties haussent le ton en fin de négociations.  Alors que les Américains avaient indiqué ce jeudi qu'ils ne resteraient pas «à la table de négociations pour toujours», renvoyant la balle dans le camp iranien, un haut responsable iranien a accusé jeudi soir les puissances occidentales de changer de position. La perspective d'un accord sur le nucléaire est toujours incertaine au treizième jour de discussions à Vienne.

«Nous constatons certains changements de position sur un grand nombre de questions malheureusement», a déclaré jeudi soir un haut responsable iranien, estimant que «cela rendait les choses plus difficiles». «Chaque pays a ses propres lignes rouges... Une ligne rouge pour les Etats-Unis, une autre pour la Grande-Bretagne, une autre pour la France ou l'Allemagne», a ajouté ce responsable, renvoyant la balle dans le camp des grandes puissances.

Plus tôt dans la journée,  dans un ping-pong verbal soigneusement orchestré, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait tenu à préciser dans son allocution que les Etats-Unis ne resteraient pas «à la table de négociations pour toujours». «Si les décisions difficiles ne sont pas prises, nous sommes tout à fait préparés à mettre fin au processus», a-t-il ajouté, mettant la pression dans cette phase finale des négociations.

La date butoir dépassée

Téhéran et les pays du P5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie Chine et Allemagne) sont engagés depuis des mois dans une négociation pour conclure un accord historique sur le nucléaire iranien. Celle-ci était censée aboutir le 30 juin mais est repoussée de jour en jour, les discussions butant toujours sur des points clés. Un accord était espéré pour le 9 juillet, échéance à laquelle un texte aurait pu être présenté au Congrès américain et examiné dans les 30 jours, ...

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