Nucléaire : le Parlement pointe les faiblesses françaises

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Mieux gérer la sous-traitance «préoccupante en terme de sûreté», assurer la transparence sur les coûts de la filière, améliorer la gestion de crise, telles sont les principales recommandations de la mission parlementaire Bataille-Sido sur l'après-Fukushima.

Moins de quatre mois aprèsla catastrophe de Fukushima, le député PS Christian Bataille et le sénateur UMP Bruno Sido ont présenté jeudi leur rapport d'étape sur la sécurité nucléaire. Si les deux rapporteurs, peu suspects d'hostilité à l'égard de l'atome civil, ont souligné «la grande rigueur du dispositif de la gestion de la sûreté nucléaire en France», ils en ont cependant pointé plusieurs faiblesses.

A commencer par le recours à la sous-traitance par EDF, juste au moment où l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient de dénoncer des sous-déclarations d'accidents du travail sur le chantier de l'EPR à Flamanville, qui ont conduit Bouygues a se séparer de l'un de ses sous-traitants. Christian Bataille a appris que «dans certains cas», existent «jusqu'à huit niveaux de sous-traitants», des «pratiques très préoccupantes en terme de sûreté» qui font «froid dans le dos». Le député socialiste du Nord ajoute ne pas avoir été convaincu par EDF et

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