Nucléaire-La rencontre Kerry-Zarif reportée à lundi

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LAUSANNE, 15 mars (Reuters) - La rencontre entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, prévue dimanche soir à Lausanne, a été reportée à lundi, a indiqué un responsable du département d'Etat. Ce face à face doit donner le coup d'envoi d'un tour de table que les Occidentaux espère décisif dans la résolution du contentieux provoqué par le programme nucléaire mené par l'Iran. Le report de l'entrevue entre Kerry et Zarif a été décidé en raison d'intenses consultations qui ont eu lieu dimanche entre représentants américains et iraniens. Les Occidentaux espèrent obtenir lors de cette nouvelle réunion des concessions de la part de la République islamique afin de parvenir à un accord définitif après l'accord provisoire conclu en novembre 2013 à Genève. "D'importantes divergences demeurent", a commenté le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi cité par l'agence de presse Isna. "Nous avons enregistré des progrès lors des récentes négociations et nous verrons si d'autres progrès peuvent être faits lors de ce tour de table". Kerry a estimé samedi qu'un accord pourrait être conclu dans "les prochains jours", les Etats-Unis et les Européens ayant exprimé leur désir de compromis sur la levée des sanctions internationales imposées par l'Onu. Les six pays du groupe P5+1, qui négocient avec l'Iran, auraient entamé des discussions sur un projet de résolution qui pourrait entériner tout accord à venir et régler la question des sanctions internationales. Ces sanctions devaient être maintenues en vigueur pendant plusieurs années alors que les mesures unilatérales prises par chaque Etat doivent être levées immédiatement après la signature d'un accord. Cette concession de taille apparaît comme un important changement dans la position américaine et la majorité républicaine au Sénat estime que l'administration Obama se prépare à signer "un très mauvais accord" avec Téhéran. ID:nL6N0WH0P8 John Kerry a déclaré mercredi au Congrès qu'un accord sur le nucléaire avec la République islamique ne serait pas juridiquement contraignant pour les Etats-Unis et que la Maison blanche pourrait toujours décider de ne pas l'appliquer. Mais si une résolution est votée par le Conseil de sécurité en cas d'accord avec l'Iran, celle-ci devrait être appliquée dans tous ses termes par les Etats membres de l'Onu, soulignent des responsables occidentaux, ce qui gênerait les ambitions des républicains à Washington. Les Nations unies ont commencé à imposer des sanctions à l'Iran en décembre 2006. (Pierre Sérisier pour le service français) ;))

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