Nucléaire-L'existence d'un réseau iranien suspect signalé à l'Onu

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NATIONS UNIES, 30 avril (Reuters) - La Grande-Bretagne a informé la commission des sanctions de l'Onu de l'existence d'un réseau iranien d'approvisionnement en matériel nucléaire lié à deux firmes sous le coup de sanctions, selon un rapport confidentiel de ladite commission obtenu par Reuters. L'information risque d'accroître la méfiance des puissances occidentales quant au respect de l'accord censé mettre fin au contentieux nucléaire avec Téhéran qui doit voir le jour avant la fin juin. Un accord-cadre conclu le 2 juin prévoit d'ores et déjà une réduction importante du parc iranien de centrifugeuses nécessaires à l'enrichissement d'uranium. "Le gouvernement britannique a informé la commission le 20 avril 2015 qu'il avait appris l'existence d'un réseau actif d'approvisionnement lié aux sociétés iraniennes Centrifuge Technology Company (Tesa) et Kalay Electric Company (KEC)", peut-on lire dans le rapport de la commission. KEC fait l'objet de sanctions adoptées par le Conseil de sécurité de l'Onu et Tesa est sous le coup de mesures de rétorsion européennes et américaines. L'information concernant ce réseau a été transmise trop tard pour permettre sa vérification, ajoute la commission. Les sanctions que l'Onu impose depuis 2006 à la République islamique ne l'ont pas empêchée de poursuivre un programme nucléaire jugé éminemment suspect par les chancelleries occidentales. (Louis Charbonneau, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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