Nucléaire-L'ASN juge le contexte de sûreté français préoccupant

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    PARIS, 20 janvier (Reuters) - Le contexte de sûreté 
nucléaire en France est "particulièrement préoccupant" a estimé 
mercredi le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), 
qui souligne notamment les difficultés actuelles d'EDF  EDF.PA  
et d'Areva  AREVA.PA . 
    Pierre-Franck Chevet a également déclaré que le régulateur 
et ses soutiens techniques n'avaient pas obtenu les moyens 
qu'ils demandaient - ils n'ont obtenu qu'une trentaine 
d'embauches pour les prochaines années alors qu'ils en 
souhaitent 200 - et qu'ils devraient donc se concentrer en 2016 
sur le contrôle des installations nucléaires en fonctionnement 
et non sur celles en cours de construction, comme l'EPR de 
Flamanville (Manche). 
    "Le contexte en matière de sûreté et de radioprotection est 
particulièrement préoccupant", a dit Pierre-Franck Chevet lors 
d'une conférence de presse. 
    "Nous sommes entrés aujourd'hui dans une phase d'enjeux sans 
précédent (...), les industriels qui ont la première 
responsabilité de porter ces enjeux sont en difficulté (...) et 
l'autorité de contrôle et son appui technique n'ont pas les 
moyens qu'ils attendaient pour gérer ces enjeux." 
    Pierre-Franck Chevet a rappelé que l'ASN devrait rendre en 
2018 un avis "générique" sur l'éventuelle prolongation au-delà 
de 40 ans de la durée de vie des centrales nucléaires 
françaises, dont le régulateur estime toujours qu'elle n'est 
"pas acquise". 
    Un premier document prescriptif sur le sujet, fixant les 
grands objectifs et les études à mener, sera mis en consultation 
publique "dans les toutes prochaines semaines". 
    Pierre-Franck Chevet a en outre indiqué que l'ASN devrait 
être en mesure de prendre une décision fin 2016 sur les 
anomalies "sérieuses" détectées sur la cuve de l'EPR de 
Flamanville. 
    Le régulateur s'interroge en outre sur d'éventuelles "autres 
anomalies qui n'ont pas été à ce jour détectées" et prône un 
"réexamen un peu systématique de la qualité des fabrications 
passées", au-delà de l'audit en cours à l'usine d'Areva au 
Creusot (Saône-et-Loire). 
    "Les acteurs en charge des grandes installations sont en 
grandes difficultés économiques et techniques", a également 
souligné Pierre-Franck Chevet, alors qu'EDF fait face à de 
lourds investissements et doit prendre le contrôle de l'activité 
réacteurs d'Areva d'ici à la fin de l'année. 
    "Le gouvernement a pris une bonne décision en réorganisant 
la filière (...) mais il y a encore beaucoup de temps qui va 
s'écouler et nous sommes dans cette zone de transition où les 
organigrammes ne sont pas complètement arrêtés et où les 
capacités financières ne sont pas là (...), donc c'est pour moi 
un sujet de préoccupation majeure." 
     
 
 (Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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  • pallach le mercredi 20 jan 2016 à 16:05

    Chantage pathétique sur la sureté d'une officine bureacratique qui ne sert qu'à dépolitiser le débat.