Nucléaire iranien : un parfum de revanche pour la diplomatie française

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Laurent Fabius reçoit Mohammad Javad Zarif au Quai d'Orsay le 5 novembre.
Laurent Fabius reçoit Mohammad Javad Zarif au Quai d'Orsay le 5 novembre.

L'accord était tellement attendu avec le nouveau ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, que John Kerry, secrétaire d'État américain, était arrivé à Genève, en suspendant sa tournée au Proche-Orient, pour le signer. Après pratiquement dix ans d'une négociation qui, du temps de Mahmoud Ahmadinejad avait souvent tourné au dialogue de sourds, le groupe onusien des six (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Russie, Chine) paraissait avoir trouvé un accord pour encadrer le développement du nucléaire iranien et se prémunir contre ses tentations de se doter de l'arme atomique.

Les intérêts de Washington

Et puis, comme Zorro, Laurent Fabius est arrivé samedi soir à Genève. Et, comme jadis Gromyko à l'ONU, il a dit "niet". Le texte qu'à 22 heures tout le monde s'apprêtait à parapher était renvoyé à 1 heure du matin, dimanche, à des discussions ultérieures fin novembre.

Pourquoi ce raidissement français, d'autant plus surprenant, selon certains diplomates présents, que la France n'avait pas été particulièrement engagée, ni critique, dans l'élaboration du texte présenté à Genève dans un nouveau round de négociations commencé le 7 novembre ? Les raisons semblent être à la fois diplomatiques et concrètes.

Depuis l'élection d'Hassan Rohani à la présidence iranienne, Barack Obama veut un accord qui permettrait de suspendre les sanctions économiques qui étranglent l'économie iranienne, mais...

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