Nucléaire iranien : Obama monte au créneau pour défendre l'accord

le , mis à jour à 08:29
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Nucléaire iranien : Obama monte au créneau pour défendre l'accord
Nucléaire iranien : Obama monte au créneau pour défendre l'accord

«Il n'y a en réalité que deux alternatives: soit la voie diplomatique, soit la force, c'est-à-dire la guerre». Les propos de Barack Obama sont clairs et combatifs : l'accord sur le nucléaire iranien entre Téhéran et le 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) est bon, et doit être défendu.

Car si la presse iranienne se réjouit de la «révolution diplomatique du 14 juillet 2015», les Américains, eux, sont moins convaincus. Lors d'une conférence de presse tenue mercredi, le locataire de la Maison-Blanche a tenté de rassurer ses détracteurs. C'est un journaliste de CBS qui a ouvert le feu, l'accusant de laxisme alors que quatre Américains emprisonnés en Iran n'avaient pas été relâchés. Des critiques que le président a vite balayées : «L'Iran continue de représenter un défi pour nos intérêts et nos valeurs», a-t-il martelé, évoquant «le soutien iranien au terrorisme» ou encore le financement d'organisations comme le Hezbollah. 

VIDEO. Obama répond à la question des prisonniers américains

«Dire qu'il faudrait rejeter cet accord s'il ne résout pas absolument tous les problèmes défie toute logique . . . et c'est perdre de vue notre priorité numéro un : nous assurer que l'Iran ne puisse pas développer la bombe atomique.» Bien que Obama reconnaisse les limites de l'accord, il met au défi ses détracteurs de faire un meilleur travail diplomatique. «Les générations futures nous jugerons durement si nous laissons passer une telle opportunité de marquer l'Histoire.» Les médias ne sont pas convaincus. Pour le Washington Post, l'accord montre une des facettes de la «doctrine Obama» : «Une Amérique qui reconnait ses limites et agit de façon moins ambitieuse».

Commence maintenant pour Obama une bataille longue de trois mois : le temps de présenter l'accord au vote du Congrès américain.

Or, ce dernier est contrôlé par les Républicains, une majorité hostile à cet ...

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