Nucléaire iranien-Les USA refusent de parler d'une prolongation

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VIENNE, 15 octobre (Reuters) - L'Iran et ses interlocuteurs sur le dossier du nucléaire ne discutent pas d'une prolongation des pourparlers en cours au-delà de l'échéance du 24 novembre prévue pour l'instant, a déclaré mercredi un haut responsable américain, ajoutant qu'il restait du temps pour conclure un accord. Ce responsable du département d'Etat a toutefois reconnu que des désaccords importants restaient à régler au sujet du programme d'enrichissement d'uranium développé par Téhéran. L'Iran et le "P5+1" (Etats-Unis, France, Allemagne, Chine, Russie et Grande-Bretagne) espèrent conclure avant le 24 novembre un accord sur le programme nucléaire iranien, que Washington et ses alliés européens soupçonnent d'inclure un volet militaire clandestin. L'Iran dément vouloir se doter de l'arme atomique et affirme que son programme est purement civil. Une nouvelle session de négociations a lieu cette semaine à Vienne et les pourparlers doivent porter principalement sur une réduction des activités nucléaires iraniennes en échange d'un allégement des sanctions économiques. "Nous ne savons pas si nous serons en mesure de parvenir à un accord, il se peut très bien que nous ne le soyons pas", a dit le haut responsable de la diplomatie américaine. Il s'exprimait avant une rencontre mercredi entre le secrétaire d'Etat John Kerry, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, et Catherine Ashton, haute représentante de l'Union européenne. "Nous ne parlons pas d'une prolongation, ni de quoi que ce soit de ce genre. Nous parlons d'y arriver d'ici au 24 (novembre)", a dit le responsable américain. La Russie et l'Iran, eux, ont laissé entendre que l'échéance pourrait devoir être repoussée. "Je suis sûr qu'un compromis est possible", a dit le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d'un passage mardi à Paris, où il s'est entretenu avec John Kerry. "Je ne peux pas vous garantir qu'il sera conclu avant le 24 novembre. Cette date n'est pas sacrée." Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a quant à lui déclaré, selon des propos rapportés par l'agence officielle ISNA, que les deux parties "pourraient avoir besoin de davantage de temps". Pour Téhéran, les négociateurs américains doivent cesser de faire de la question du nombre de centrifugeuses dont dispose l'Iran la question clé des négociations en cours, a déclaré mercredi Ali Larijani, le président du parlement iranien. "C'est une question assez insignifiante et nous ne devons marchander sur des questions insignifiantes", a-t-il dit , lors d'une conférence de presse à Genève, à propos des centrifugeuses qui permettent d'enrichir l'uranium. "Ce ne sera pas utile, ça ne résoudra aucun vrai problème." (Tom Miles,; Marc Angrand pour le service français)

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