Nucléaire iranien : le "oui mais" des éditorialistes

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Le président « modéré » Rohani espère tirer parti des retombées économiques de l'accord contre l'aile dure du régime. Un pari risqué ?
Le président « modéré » Rohani espère tirer parti des retombées économiques de l'accord contre l'aile dure du régime. Un pari risqué ?

Marc Semo dans Libération

« Obtenu à l'arraché après vingt mois d'âpres marchandages, l'accord sur le nucléaire iranien est historique. Incontestable victoire personnelle de Barack Obama comme de son homologue iranien, Hassan Rohani, qui s'y sont engagés à fond, il marque le grand retour de l'Iran dans la normalité internationale. Mais tout compromis implique pourtant une part de renoncement. Commencées il y a douze ans, les négociations visaient à l'origine à démanteler le programme d'enrichissement iranien lancé clandestinement dans un but clairement militaire. Ce texte se contente de le limiter et de l'encadrer pour qu'il reste strictement à usage civil. La République islamique doit pour sa part accepter des contrôles stricts et une levée progressive des sanctions internationales. (...) Les Occidentaux, et en premier lieu Washington, espèrent que l'ouverture de l'Iran et la relance économique entraînent une démocratisation du régime. On ne peut exclure, pourtant, que les plus radicaux des mollahs, justement pour bloquer cette évolution ne durcissent encore leurs positions aussi bien sur la scène intérieure qu'à l'extérieur. »

Florence Couret dans La Croix

« Il manque à cet accord l'essentiel : la confiance. ­Barack Obama l'a d'ailleurs dit sans ambages : « Cet accord n'est pas fondé sur la confiance. Il est fondé sur les vérifications. » On ne saurait être plus clair. On...

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  • M7097610 le mercredi 15 juil 2015 à 10:57

    comme israel ou le pakistan voisins, les Iraniens doivent pouvoir se defendre, y compris avec la bombe. La souveraineté n'est pas négociable.