Nucléaire iranien : le droit à l'enrichissement, noeud gordien de la crise

le
0
Des centrifugeuses servant à l'enrichissement d'uranium, dans la centrale iranienne de Natanz.
Des centrifugeuses servant à l'enrichissement d'uranium, dans la centrale iranienne de Natanz.

Si le dernier round des négociations nucléaires avec l'Iran a viré au fiasco, c'est en partie en raison de l'intransigeance française. À la dernière minute, Laurent Fabius, arrivé à la hâte à Genève le 8 novembre, a bouleversé les pourparlers en ajoutant un point-clé sur la table : le réacteur "extrêmement proliférant" d'Arak. Paris craignait que cette installation à eau lourde, censée être achevée fin 2014, puisse produire du plutonium servant à la conception d'une bombe atomique. Le deal qui avait été trouvé entre Américains et Iraniens vole en éclats. Les Français obtiennent gain de cause en incluant la fermeture d'Arak dans la proposition finale des grandes puissances. Or, cette fois-ci, la partie française semble s'être adoucie. "Le processus de négociation se normalise. L'ambiance n'est plus celle d'il y a dix jours", confie un diplomate européen. "Il y a de moins en moins de points à résoudre, même si ces derniers sont les plus durs." Si les Français se font désormais plus discrets, ce sont désormais les Iraniens qui parlent. Et ces derniers n'ont qu'une phrase à la bouche : le droit à l'enrichissement. Faille

"Aucun accord qui ne comprendra pas l'enrichissement d'uranium du début à la fin ne sera accepté", a averti dès mercredi Abbas Araghchi, négociateur et adjoint du chef de la diplomatie iranienne. Une exigence martelée à l'envi depuis lors. De quoi s'agit-il exactement ? À la différence d'Israël, de l'Inde...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant