Nucléaire iranien : «Aucune certitude qu'on puisse conclure», selon Fabius

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Nucléaire iranien : «Aucune certitude qu'on puisse conclure», selon Fabius
Nucléaire iranien : «Aucune certitude qu'on puisse conclure», selon Fabius

C'est un Laurent Fabius peu emballé, interviewé ce samedi matin sur France Inter alors que les négociations sur le nucléaire iranien se prolongent à Genève (Suisse). Le chef de la diplomatie française a en effet déclaré samedi qu'il n'y avait «aucune certitude» à ce stade qu'un accord soit conclu entre Téhéran et les grandes puissances de l'Occident. Le ministre des Affaires étrangères semblait se préparer à une troisième journée de discussions éprouvante.

Six puissances et l'Iran se retrouvent ainsi de nouveau à Genève avec l'espoir d'un accord mettant fin à une décennie de blocages et éloignant le risque d'une guerre. Les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, de la France, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne sont arrivés la veille. Leur homologue russe les a rejoint dans la matinée.

Un oeil sur Israël

«Il y a un texte initial que nous n'acceptons pas (...) je n'ai aucune certitude qu'on puisse conclure à l'heure où je vous parle», a déploré Laurent Fabius. «Il y a quelques points sur lesquels nous ne sommes pas satisfaits», notamment le cas du réacteur d'Arak «extrêmement proliférant» et la question de l'enrichissement de l'uranium. «Il y a tout un stock enrichi à 20%, c'est beaucoup. Comment redescendre pour ce stock vers 5%, ce qui est beaucoup moins dangereux?», a-t-il interrogé. Les Occidentaux suspectent Téhéran d'enrichir son uranium pour parvenir à la bombe atomique, ce que dément l'Iran qui assure que son programme nucléaire est à vocation civile. «Si ces questions-là ne sont pas réglées, ce ne sera pas possible», a insisté le ministre français, réaffirmant «vouloir» un accord mais mettant en garde contre «un jeu de dupes».

«Nous souhaitons avancer par la négociation mais ça n'avancera que si l'Iran accepte de faire des concessions que lui demande la communauté internationale», avait-t-il prévenu jeudi sur iTélé.

Laurent Fabius s'est par ailleurs ...

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