Nucléaire : Fabius, le "petit Satan" qui fait trembler l'Iran

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Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à son arrivée à l'hôtel Intercontinental de Genève, le samedi 23 novembre.
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à son arrivée à l'hôtel Intercontinental de Genève, le samedi 23 novembre.

Son arrivée samedi aux aurores à Genève a jeté un coup de froid parmi les nombreux journalistes iraniens présents dans le hall de l'hôtel Intercontinental. Ses propos sur sa volonté de décrocher un "accord solide" les ont glacés. Personne en Iran n'a oublié que Laurent Fabius est à l'origine de l'échec du dernier round de négociations, il y a deux semaines, entre l'Iran et la communauté internationale. Furieux que les Américains aient écarté la France des discussions secrètes que les États-Unis et la République islamique menaient depuis plusieurs mois, le chef de la diplomatie française s'était rendu en hâte en Suisse pour durcir le texte présenté sur la table des pourparlers, précipitant le fiasco de la réunion.

Relativement inconnu des Iraniens jusque-là, le ministre français des Affaires étrangères avait réussi à se mettre à dos toute une nation. En témoigne sa page Facebook, inondée d'insultes, dont "sale chauve" devait certainement être la plus douce. "Les Iraniens n'ont jamais eu de sentiment anti-européen, bien au contraire", explique une journaliste iranienne présente à Genève. "Mais ils attendent tellement du règlement de la crise nucléaire, car il s'agit du seul moyen de lever les sanctions internationales." Des sanctions qui font mal

Le refus de l'Iran depuis 2006 de suspendre son enrichissement d'uranium, dont la communauté internationale soupçonne qu'il peut servir à la production d'une bombe atomique, a...

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