Nucléaire : comment l'Iran a renoué avec les États-Unis

le
0
Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif serrant la main de son homologue américain après la signature de l'accord sur le nucléaire à Genève.
Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif serrant la main de son homologue américain après la signature de l'accord sur le nucléaire à Genève.

Il aura fallu veiller jusqu'au bout de la nuit pour que la communauté internationale et l'Iran arrachent enfin un accord historique sur le nucléaire iranien, après quatre jours d'épuisantes négociations à Genève. À 3 heures du matin, c'est par un tweet de 29 signes que le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, annonce fièrement la nouvelle : "Nous avons un accord." En Iran, le jour se lève à peine. Ils sont nombreux à ne pas avoir fermé l'oeil, les yeux rivés sur l'écran de leur PC à scruter avec angoisse le moindre rebondissement en provenance de Genève. À 5 h 30 du matin, c'est l'explosion de joie. "Hourra ! Allons danser dans la rue !" s'exclame Negin. Il ne faut que quelques secondes pour que la twittosphère s'enflamme. L'émotion rappelle les plus belles heures de l'équipe de football d'Iran à la Coupe du monde. Symbole d'une fierté retrouvée, la photo, tweetée à l'excès, du drapeau iranien au milieu de ceux des six grandes puissances, au coeur du Palais des nations de Genève. Zarif, nouvelle star

La nouvelle star iranienne se nomme Mohammad Javad Zarif. "Ne soyez pas fatigué, Monsieur le Ministre, je suis resté éveillé comme vous", écrit Mehdi. "Que ton souffle soit chaud, Zarif [bravo, NDLR] !" lance Hossein. "I Love you Mossadegh, je veux dire Zarif", tweete Mehrdad, en référence à Mohammad Mossadegh, seul Premier ministre iranien démocratiquement élu... avant qu'il ne soit renversé par la CIA en 1953....

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant