Nucléaire : Areva en grève à la veille d'une réunion sur l'avenir de la filière

le , mis à jour à 17:36
0
Nucléaire : Areva en grève à la veille d'une réunion sur l'avenir de la filière
Nucléaire : Areva en grève à la veille d'une réunion sur l'avenir de la filière

Les 30 000 salariés d'Areva en France sont appelés à la grève ce mardi. Ce mouvement intervient un mois après l'annonce de 5 000 à 6 000 suppressions d'emplois au sein du groupe dans le monde, dont 3 000 à 4 000 en France, et à la veille d'une réunion de travail à l'Elysée autour de François Hollande sur l'avenir de la filière nucléaire.

«C'est un peu comme si un médecin prescrivait un remède avant d'avoir posé le diagnostic sur un patient», a expliqué l'intersyndicale d'Areva, appelant à un «arrêt de travail» de 24 heures pour la «sauvegarde de l'emploi, des conditions de travail et des garanties collectives» alors que le géant du nucléaire détenu à 87% par l'Etat a enregistré une perte nette de près de 5 milliards l'an passé. Des «barrages filtrants» sont prévus à l'entrée des sites Areva et un rassemblement aura lieu devant le siège parisien, à La Défense (Hauts-de-Seine). En outre, des assemblées générales se tiendront également sur chaque site.

VIDEO. Mobilisation des salariés d'Areva pour la sauvegarde de l'emploi

Dans un tract diffusé en interne, les syndicats «invitent l'ensemble des salariés à participer massivement» à la grève. Il s'agit d'envoyer un message «clair» aux décideurs politiques et aux directions de l'entreprise. «L'avenir d'Areva, de ses emplois opérationnels et de supports, de ses établissements industriels et d'ingénierie, des bassins d'emploi, ne se fera pas sans les salariés», martèle le tract, alors que des négociations sont en cours entre les syndicats et la direction sur un accord de méthode pour déterminer le calendrier des futurs négociations. De nouvelles rencontres sont prévues le 17 et 18 juin. Argumentation des syndicats : «Grosso modo, on revient sur 15 ans de dialogue social à l'intérieur de l'entreprise, tout est touché, notamment le temps de travail des cadres, les RTT, les salaires et les embauches qui seront gelées».

L'avenir ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant