Ntep, l'aile ou la pointe

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Ntep, l'aile ou la pointe
Ntep, l'aile ou la pointe

Enfin de retour, et déjà frustré. Paul-Georges Ntep a retrouvé le terrain, mais pas à la bonne place, selon lui. Fâché d'être positionné en pointe contre Monaco, l'ancien international a assaisonné son retour à la compétition de quelques déclarations geignardes.

Les Paul George ont l'habitude de ne pas faire semblant quand ils se blessent, et de prendre des congés maladie prolongés. Celui de la NBA, la superstar des Indiana Pacers, s'était offert 247 jours d'arrêt après sa fracture tibia/péroné d'août 2014. En étant titulaire samedi dernier face à Monaco, Paul-Georges Ntep retrouvait le onze de départ 209 jours après sa dernière titularisation, en février dernier. Entre ces deux dates, Ntep n'a connu que l'infirmerie. La galère a commencé en juillet 2015, alors qu'il sortait d'une saison pleine en championnat. À cette époque, l'attaquant profitait à fond de la hype qui l'entourait et souriait encore à la vie, qui le lui rendait bien. En quête d'un ailier intenable à la vitesse un peu folle, Didier Deschamps avait même fait de lui un Bleu, et Ntep avait honoré sa première sélection par une passe décisive. Une machine bien huilée, mais montée avec des pièces défaillantes, à commencer par ce tibia gauche qui le lâche à l'été. Une fracture de fatigue, pas la fin du monde se dit le joueur, qui revient à peine deux mois plus tard. Mais en octobre, c'est son ischio qui fait la moue et qui lui coûte sa place en équipe de France. Lacazette entre en piste, et Ntep termine de ruiner sa saison le mois suivant à cause de son tibia, mal consolidé, qui couine encore et qui l'envoie à nouveau au tapis. Adepte des retours trop rapides, il revient en février 2016 alors qu'il ressent encore des douleurs, et passe sur le billard dans la foulée. On ne le verra plus avant ce mois de septembre.

Une pointe d'énervement


Le bilan de sa saison 2015-2016 est donc famélique. Quatorze matchs et deux buts. Triste pour Ntep, encore plus pour Rennes, du moins d'après ses statistiques sorties à Noël 2015, alors que Paul-Georges est alité : depuis son arrivée, Rennes gagne 41% des matchs de Ligue 1 quand il est titulaire. Sans lui, le taux de victoire tombe à 23%. Son entrée en jeu en fin de match contre Caen était donc la bonne news de la quatrième journée, même si Gourcuff avait calmé les ardeurs en bon pompier qu'il est : " Paul-Georges a réintégré le groupe cette semaine, mais il ne sera pas totalement rétabli pour disputer la rencontre. " Un Ntep pas encore prêt pour la vraie bagarre, mais qui avait quand même eu droit aux dix dernières minutes du match, et qui avait envoyé une passe décisive…


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