Ntep, dans les entrailles de la bête

le
0
Ntep, dans les entrailles de la bête
Ntep, dans les entrailles de la bête

Il est la machine à buzz du moment en Ligue 1. Corrigée la nonchalance, balayée l'irrégularité, Paul-Georges Ntep n'en finit plus d'enchaîner les grosses performances et de se montrer décisif. Si tout le monde s'accorde à louer son talent balle au pied, son attitude et son état d'esprit sont encore source de débats pour les observateurs. Pour ceux qui l'ont connu dans son ancien club d'Auxerre en tout cas, pas de doutes : c'est d'un gamin facétieux et attachant dont il est question ici.
Il faut le voir à l'issue des dernières performances du Stade rennais, le sourire jusqu'aux oreilles, mener le clapping face au RCK une fois le coup de sifflet final retenti. Il faut le lire aussi tweeter sa joie une fois rentré dans le vestiaire, comme par exemple samedi dernier à l'issue de la victoire à domicile face à Monaco (2-0) : " Encore une victoire. Encore une sacrée ambiance. Je suis là où il faut être ! Merci La Route de Lorient. " Paul-Georges Ntep est dans la recherche permanente d'affection. Comme lors d'une tendre relation adolescente, il multiplie les mamours. La technique fonctionne : l'exigeant public breton est totalement in love de son dynamiteur. Il n'en a pas toujours été ainsi. Nombreux étaient les sceptiques, encore jusqu'au début de l'automne, après certaines performances plus agaçantes que décisives d'un Ntep tantôt brouillon, donnant l'impression de vouloir dribbler la terre entière, y compris lui-même, tantôt nonchalant, rechignant à faire sa part de travail défensif. Il y avait matière à craindre que le garçon finisse façon Jonathan Pitroipa, ce qui n'est pas un compliment.

Mais les doutes ont été balayés par l'intéressé lui-même, à force de performances XXL qu'il enchaîne désormais sans quasiment aucun temps faible. En 14 apparitions cette saison en L1, dont 10 titularisations, Ntep a inscrit 5 buts et effectué 4 passes décisives, ce qui l'implique directement dans 61 % des buts rennais. Une statistique qui monte même de près de 10 points lors des 6 derniers matchs. De successeur de Pitroipa, il fait désormais penser au Wiltord des premières années : un fonceur fou-fou et rigolard, un hédoniste qui jouit du temps présent, s'amuse sur un terrain et profite de son talent au-dessus de la moyenne, quitte à ce que ce comportement alimente encore régulièrement la critique.
" Un peu branleur " et records de vitesse
Accusé d'être arrogant et mal élevé car chambreur, son cas peut faire débat. Il a été cristallisé autour de son but de vilain garnement, poussé de la tête contre Reims lors de la dernière journée de la saison dernière. Un geste de cour de récré qui a définitivement rangé les observateurs en deux camps : les lovers et les haters. Dans le premier se trouve le recruteur en chef du Stade rennais, Jean-Luc Buisine, interrogé récemment par France Football : " Il est un petit peu branleur sur le terrain. Mais...



Il faut le voir à l'issue des dernières performances du Stade rennais, le sourire jusqu'aux oreilles, mener le clapping face au RCK une fois le coup de sifflet final retenti. Il faut le lire aussi tweeter sa joie une fois rentré dans le vestiaire, comme par exemple samedi dernier à l'issue de la victoire à domicile face à Monaco (2-0) : " Encore une victoire. Encore une sacrée ambiance. Je suis là où il faut être ! Merci La Route de Lorient. " Paul-Georges Ntep est dans la recherche permanente d'affection. Comme lors d'une tendre relation adolescente, il multiplie les mamours. La technique fonctionne : l'exigeant public breton est totalement in love de son dynamiteur. Il n'en a pas toujours été ainsi. Nombreux étaient les sceptiques, encore jusqu'au début de l'automne, après certaines performances plus agaçantes que décisives d'un Ntep tantôt brouillon, donnant l'impression de vouloir dribbler la terre entière, y compris lui-même, tantôt nonchalant, rechignant à faire sa part de travail défensif. Il y avait matière à craindre que le garçon finisse façon Jonathan Pitroipa, ce qui n'est pas un compliment.

Mais les doutes ont été balayés par l'intéressé lui-même, à force de performances XXL qu'il enchaîne désormais sans quasiment aucun temps faible. En 14 apparitions cette saison en L1, dont 10 titularisations, Ntep a inscrit 5 buts et effectué 4 passes décisives, ce qui l'implique directement dans 61 % des buts rennais. Une statistique qui monte même de près de 10 points lors des 6 derniers matchs. De successeur de Pitroipa, il fait désormais penser au Wiltord des premières années : un fonceur fou-fou et rigolard, un hédoniste qui jouit du temps présent, s'amuse sur un terrain et profite de son talent au-dessus de la moyenne, quitte à ce que ce comportement alimente encore régulièrement la critique.
" Un peu branleur " et records de vitesse
Accusé d'être arrogant et mal élevé car chambreur, son cas peut faire débat. Il a été cristallisé autour de son but de vilain garnement, poussé de la tête contre Reims lors de la dernière journée de la saison dernière. Un geste de cour de récré qui a définitivement rangé les observateurs en deux camps : les lovers et les haters. Dans le premier se trouve le recruteur en chef du Stade rennais, Jean-Luc Buisine, interrogé récemment par France Football : " Il est un petit peu branleur sur le terrain. Mais...



...

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant