Ntcham : "Je pensais que les Italiens se la racontaient sur la pasta"

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Âgé de vingt ans, voilà déjà plus de quatre ans qu'Olivier Ntcham a quitté la France. D'abord trois ans avec la réserve de Manchester City qui l'a ensuite envoyé en prêt deux ans au Genoa. International tricolore chez les jeunes, il retrace son parcours.

Tu as vécu un temps à Montréal, tu en as profité pour pratiquer d'autres sports ?
Je suis parti deux ans avec ma maman pour son travail, de mes dix à douze ans. J'ai testé le basket et la boxe. Je continuais le foot, mais là-bas, il fait tellement froid que c'est surtout du futsal en fait. Je ne pense pas que cette interruption ait pénalisé ma formation, j'étais jeune, je n'avais pas trop conscience d'une carrière qui se dessinait, je m'amusais encore, quoi.

À ton retour, tu fréquentes plusieurs clubs de la région parisienne, puis tu passes deux années au centre de formation du Havre avant de signer à Manchester City à l'âge de seize ans.
J'ai fait trois années complètes dans le championnat réserve. Quand je suis arrivé, ce n'était pas encore trop développé, mais le niveau s'est amélioré par la suite. Aujourd'hui, je ne peux pas encore dire si je regrette d'être parti si tôt, de savoir si cela valait le coup ou pas, mais au fond de moi, je pense quand même avoir fait le bon choix.

Tu as été entraîné par un certain Patrick Vieira...
Il était très proche de nous les Français, mais aussi très proche de ses joueurs en général. Le conseil qu'il m'a donné, c'est quand on est sur un terrain de foot, il faut tout donner, mais surtout faire attention aux petits détails, car c'est là-dessus qu'on peut perdre ou gagner un match. C'est une très bonne personne, j'aime sa philosophie, sa façon de penser et je le vois parti pour faire une belle carrière de coach.

Comment expliques-tu le choix de venir en prêt au Genoa et passer d'un football à l'autre ?
Ah ça, ce sont deux footballs très différents, évidemment, la grosse différence se situe du point de vue tactique. Les Italiens ne sont pas forcément plus spécifiques, mais ils y accordent une attention particulière. Ils savent exactement ce qu'ils veulent, où il faut se diriger selon la position du ballon, s'il faut suivre son bonhomme ou le laisser, etc.

Tu repartais un peu de zéro, non ?
J'ai déjà connu une fois l'adaptation en passant du Havre à Manchester,

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