Nouvelles tensions à Tunis avant les élections

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À quelques jours de la présidentielle, le face-à-face entre laïcs et religieux met mal à l'aise la nouvelle classe politique.

Envoyé spécial à Tunis

À six jours de la première élection démocratique de l'histoire de la Tunisie, le songe d'une fillette de 8 ans y déchaîne les passions. La séquence qui est à l'origine de la controverse est extraite de Persepolis, le film d'animation sur l'Iran des mollahs de Marjane Satrapi, diffusé au début du mois par la chaîne privée Nessma TV, qui compte parmi ses principaux actionnaires le producteur de cinéma Tarak Ben Ammar. Elle montre la petite héroïne de cette fiction, récompensée par le prix du jury du Festival de Cannes 2007, s'imaginer Dieu sous les traits d'un vieux monsieur à la barbe blanche. La représentation d'Allah comme du Prophète étant proscrite par les préceptes de l'islam sunnite, une polémique a rapidement enflé. Les musulmans conservateurs se sont déclarés choqués. Les remontrances ont basculé dans l'invective puis la menace et la violence, avec l'entrée en scène de militants salafistes issus d'une mouvance ultramino

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