Nouvelles sanctions de Séoul et Tokyo contre Pyongyang

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    SEOUL/TOKYO, 2 décembre (Reuters) - La Corée du Sud et le 
Japon ont annoncé vendredi l'instauration de nouvelles sanctions 
unilatérales contre la Corée du Nord au surlendemain de 
l'adoption par les Nations unies de mesures motivées par l'essai 
nucléaire effectué par Pyongyang en septembre. 
    Dans un communiqué, la Corée du Sud dit étendre les 
sanctions individuelles visant plusieurs dignitaires du régime 
communiste de Pyongyang, dont deux des plus proches conseillers 
de Kim Jong-un, Choe Ryong Hae et Hwang Pyong So. 
    Séoul entend également interdire le transit par son 
territoire de missiles étrangers ou d'experts nucléaires si leur 
visite dans le Nord est susceptible d'alimenter les menaces 
pesant contre le Sud. 
    Le Japon a de son côté annoncé sa propre liste de sanctions, 
interdisant notamment l'entrée dans ses ports à tous les navires 
ayant fait escale en Corée du Nord, a précisé le secrétaire 
général du gouvernement, Yoshihide Suga. 
    "En conduisant des essais nucléaires à deux reprises cette 
année et en lançant plus de 20 missiles, la Corée du Nord est 
entrée dans une nouvelle phase de menaces et elle améliore 
encore ses capacités. Le Japon ne peut pas tolérer ces actes de 
violence", a déclaré Yoshihide Suga.  
    "Le Japon réfléchira à de nouvelles sanctions en fonction 
des décisions qui seront prises par la Corée du Nord et la 
communauté internationale", a-t-il ajouté. 
    Le Japon va étendre le nombre de personnes physiques et 
morales dont les actifs seront gelés, a-t-il dit. 
    Les mesures annoncées par Séoul et Tokyo se heurtent à 
l'opposition de Pékin où un porte-parole du ministère des 
Affaires étrangères, Geng Shuang, a demandé aux deux pays d'agir 
avec prudence. 
    "La Chine s'oppose systématiquement aux sanctions 
unilatérales prises en dehors du cadre du Conseil de sécurité 
des Nations unies et elle s'oppose d'autant plus à celles qui 
pénalisent ses intérêts légitimes et raisonnables via des 
sanctions unilatérales", a-t-il prévenu. 
    La résolution adoptée mercredi par le Conseil de sécurité 
des Nations unies réduit d'environ 60% les exportations de 
charbon nord-coréen en fixant un plafond annuel de 400,9 
millions de dollars ou de 7,5 tonnes cubes. Le chiffre 
représentant la plus petite quantité en fonction de la variation 
des cours sera retenu.   
    Pyongyang a rejeté le texte jeudi, dénonçant une atteinte à 
sa souveraineté et au droit de la survie de la République 
populaire démocratique de Corée.   
 
 (Ju-min Park Kaori Kaneko, avec Jack Kim à Séoul et Michael 
Martina à Pékin; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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