Nouvelles poursuites pour trafic de viande de cheval

le
0
NOUVELLES POURSUITES POUR TRAFIC DE VIANDE DE CHEVAL
NOUVELLES POURSUITES POUR TRAFIC DE VIANDE DE CHEVAL

MARSEILLE (Reuters) - Huit personnes, de différentes nationalités, ont été mises en examen à Marseille dans le cadre d'un trafic européen de viande de cheval, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

Cinq personnes ont été incarcérées et trois autres placées sous contrôle judiciaire. Trois autres suspects devaient être déférés ultérieurement devant la juge Annaïck Le Goff.

L'enquête a été ouverte en 2013 par le pôle santé publique du tribunal de grande instance (TGI) de Marseille.

"Ces personnes ont été mises en examen pour des faits de faux et usage de faux, d'abus de confiance, d'escroquerie en bande organisée et de tromperie sur la marchandise pouvant entraîner un danger pour l'homme", a précisé le procureur Brice Robin à Reuters. Elles sont de différentes nationalités, notamment française et belge.

Les autorités françaises estiment qu'entre 2010 et 2013, 4.700 chevaux impropres à la consommation humaine ont été abattus et introduits dans la chaîne alimentaire européenne légale. Quatre cents passeports pour chevaux présentant des anomalies ont été détectés en France.

Selon l'unité de coopération judiciaire de l'union européenne (Eurojust), 26 personnes ont été arrêtées vendredi dernier en Europe lors d'un coup de filet mené par sept pays (Allemagne, France, Belgique, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, et Royaume-Uni). Le principal suspect est un ressortissant belge, précise Eurojust sur son site internet.

Les enquêtes sont menées depuis novembre 2012 par le tribunal de première instance de la province de Luxembourg et depuis juillet 2013 par le tribunal de grande instance de Marseille. La police du Kent a également ouvert une enquête au Royaume-Uni.

Au total, plus de 800 passeports pour chevaux ont été saisis, ainsi que des médicaments, des dizaines de puces électroniques et du matériel informatique.

Un scandale de fraude à la viande de cheval, commise à l'échelle européenne, avait déjà éclaté en 2013, en particulier en France. L'enquête s'était conclue en novembre 2014 par la mise en examen de quatre personnes, dont deux responsables de la société Spanghero.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant